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voici l’inquiétante carte dévoilée par l’UFC-Que Choisir

L’UFC-Que Choisir a publié ce mardi 8 novembre une étude sur la fracture sanitaire dans l’Hexagone, pointant du doigt des disparités financières et territoriales dans l’accès aux soins chez les médecins généralistes et certains spécialistes.

Une désertification médicale criante. Dans son étude sur la fracture sanitaire en France publiée ce mardi, l’UFC-Que Choisir démontre «l’état déplorable de l’accès géographique et financier aux soins en France». L’association de défense des consommateurs cible les médecins généralistes, mais aussi des spécialités à «accès direct» comme les pédiatres, les gynécologues et les ophtalmologues.

Pour comprendre le barème et les termes utilisés, il convient de rappeler qu’une commune avec un «accès difficile» aux soins se situe «entre 30% et 60% en-dessous de la moyenne nationale». Si ce dernier taux est dépassé, la zone est considérée comme appartenant à un désert médical.

23,5 % des Français dans une zone d’accès difficile

Premier constat : les déserts médicaux concernant les médecins généralistes touchent 2,6 % de la population française, soit 1,7 million d’habitants dans l’Hexagone. En élargissant cette donnée, 23,5 % des patients vivent dans une zone à accès difficile. Cela signifie qu’ils éprouvent des difficultés pour rencontrer un médecin généraliste à moins de 30 minutes de trajet de leur domicile.

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Le bilan n’est guère plus flatteur pour les spécialistes avec 27,5 % des enfants français vivant dans un désert médical pour la pédiatrie, tout comme 23,6 % des femmes pour la gynécologie et 19 % des patients pour l’ophtalmologie.

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A l’exception des grandes métropoles hexagonales bien fournies sur le plan médical, la disparité géographique est criante, à l’image de la carte ci-dessus. «La situation est particulièrement dégradée dans la France “périphérique” : périphérie rurale des grands pôles urbains, communes rurales, périphéries des petits et moyens pôles», détaille UFC-Que Choisir dans son étude.

Les dépassements d’honoraires dans le viseur

En prenant en compte l’aspect financier, la fracture sanitaire se creuse davantage dans le pays. En gynécologie, plus d’une femme sur deux (54,7 %) doit faire face à des dépassements d’honoraires «modérés», inférieurs à 50 %. Cette proportion est de 39,2 % pour les patients en ophtalmologie et de 32,8 % pour les enfants en pédiatrie. «Ce sont surtout les grandes villes qui sont touchées par des dépassements d’honoraires élevés. Cela crée un problème d’accessibilité aux soins», analyse l’étude.

En Ile-de-France, 7,5 millions de personnes n'ont pas accès facilement à un médecin généraliste.

Pour remédier à cette situation, l’UFC-Que Choisir appelle les pouvoirs publics «à changer de logique en régulant l’installation des médecins et en mettant fin à la fièvre des dépassements d’honoraires». L’association de défense des consommateurs milite aussi pour la suppression des «aides publiques aux médecins ne respectant pas le tarif de la sécurité sociale».

CETTE ARTICLE A ETE COPIE SUR www.cnews.fr

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