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une faible participation dans toute la France

DIRECT. Grève du jeudi 10 novembre : une faible participation dans toute la France

GREVE 10 NOVEMBRE. Alors qu’un important mouvement de grève touche la RATP à Paris, les premiers chiffres annoncés semblent confirmer la tendance d’une faible mobilisation, comme ce fut le cas le 27 octobre dernier.

L’essentiel

  • Lors de cette nouvelle journée de grève des manifestations ont été organisées à travers dans le pays, tout au long de la journée. Entre 150 et 200 rassemblements ont été recensés par la CGT, à l’origine du mouvement.
  • Selon les premiers chiffres communiqués la mobilisation a été peu suivie, la CGT étant le seul syndicat appelé à la grève. Le nombre de militants est en baisse comparé à l’importante mobilisation du 18 octobre dernier. A Rennes, ils étaient entre 800 et 1 000 à battre le pavé ce matin contre plus de 3 000 à la mi octobre. A Toulouse, seules 400 personnes étaient présentes. 
  • Selon les autorités entre 2 000 et 4 000 participants étaient attendus à Paris.
  • Dans les transports, le mouvement de contestation sociale frappe essentiellement la RATP à Paris, où plusieurs lignes et stations de métro sont fermées ce jeudi. Jeudi noir également à Nice dans ce secteur. Moment fort de la journée, le siège social du groupe RATP a été envahi par des grévistes ce jeudi matin pour faire entendre leurs revendications.
  • Plusieurs secteurs professionnels se sont mobilisés ce jeudi, dont l’Education nationale, la Santé et l’administration publique.
  • Les revendications portent essentiellement sur une revalorisation des salaires et l’opposition à la réforme des retraites.
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En direct

18:10 – Les foules n’ont pas été au rendez-vous de ce jeudi 10 novembre

Les chiffres de la mobilisation du 10 novembre continuent de tomber. Il n’y avait pas foule à Lyon, Lille et Bordeaux qui ont rassemblé, respectivement, 1 000, 650 et 300 personnes selon la police. À Paris, on attend encore les chiffres des forces de l’ordre. De son côté, la CGT a annoncé que 10 000 personnes ont battu le pavé de la capitale.

16:37 – La faible mobilisation dans toute la France se confirme

Peu de personnes auront donc manifesté ce jeudi 10 novembre,  selon les chiffres issus des divers rassemblements, il y aura eu peu de réponses à l’appel de la CGT.

  • Environ 350 personnes dans les rues d’Alès (Gard)
  • Environ 100 manifestants à Aurillac (Cantal)
  • Entre 200 et 250 personnes à Perpignan (Pyrénées-Orientales)
  • Près de 200 contestataires à Besançon (Doubs)

A Valence, où ils étaient une centaine selon FranceBleu, le positionnement du syndicat Force ouvrière (FO) qui n’a pas appelé a faire grève a été critiqué par les manifestants. Interrogé par le média, un contestataire a également déclaré “qu’il y a toujours des moments plus difficiles, on y est, mais ce sont eux qui permettent de poursuivre l’action. Il ne se passe pas rien, et parfois, après, ça remonte”. 

15:55 – Vers une reconduction de la grève RATP ?

Malgré une faible mobilisation selon les premiers chiffres de la journée, la grève perturbe lourdement le trafic sur les lignes RATP. Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT-RATP, présent dans les rangs du cortège à Paris a déclaré que cette journée était “un gros coup de semonce et on espère qu’ils vont l’entendre” a t-il prévenu au micro de Franceinfo. 

De son coté, Arole Lamasse, la secrétaire général Unsa-RATP a prévenu que la CGT était prête à une grève illimitée en cas d’échec de négociations avec la direction de la RATP. 

15:16 – Les autorités attendent une mobilisation modérée : entre 50 000 et 60 000 personnes

Selon les informations de l’AFP, les autorités tablent sur une manifestation modérée avec un maximum de 4 000 participants pour Paris, et entre 50 000 et 60 000 personnes au total en France. 

15:03 – Le cortège s’élance à Nice

Les manifestants de Nice commencent à manifester dans les rues de la ville, qui tout comme Paris voit ses transports en commun impactés par cette grève interprofessionnelle. 

14:32 – Une mobilisation moins suivie à Lyon et Rennes

A Lyon, près de 600 personnes s’étaient réunies place Jean-Macé pour manifester en faveur “d’une hausse des salaires, des pensions et des minima sociaux” mais aussi pour “la défense de nos retraites et du droit grève”. Un chiffre bien en deca des 2 200 manifestants lors de la grève du 18 octobre dernier comme l’a rapporté Le Progrès. Même son de cloche en Bretagne, où ils étaient entre 800 personnes pour les autorités et 1 000 pour la CGT alors que les manifestants étaient plus de 3 000 à battre le pavé le 18 octobre. 

14:09 – Monuments emblématiques fermés à Paris

Il ne sera pas possible de grimper en haut de la Tour Eiffel ce jeudi 10 novembre, le site officiel du monument a toutefois précisé que l’accès au Parvis restait possible. Autre monument fermé en cette journée de grève interprofessionnelle : l’Arc de triomphe. Il sera également fermé demain matin en raison de la traditionnelle cérémonie de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918. 

14:00 – Début du rassemblement à Paris

Le cortège parisien se réunit actuellement place de la République avant de s’élancer vers la place de l’Opéra, point de chute de cette journée de grève. Le but de la CGT : faire mieux que la précédente mobilisation du jeudi 27 octobre qui avait réuni près de 1 360 à Paris selon la police. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, n’est pas présent dans le cortège parisien mais sera à Nîmes où la manifestation débutera à 14h30. 

11:57 – Le siège de la RATP envahi par des manifestants

La Maison de la RATP a Paris a été envahie par des dizaines de grévistes ce matin a indiqué le site actuParis. Des manifestants regroupés devant l’établissement ont décidé de pénétrer dans le siège social du groupe pour faire entendre leurs revendications. L’intersyndicale de la RATP, en grève ce 10 novembre, a réclamé communément des augmentations de salaire, une amélioration de leurs conditions de travail et un plan de recrutement massif. 

11:34 – Début de la manifestation à Lyon

Le rendez-vous a commencé à 11h30 sur la place Jean Macé à Lyon qui prendra fin au niveau de la place Bellecour. Le média régional LyonMag a précisé que la grève était importante dans la ville car les agents de la direction de l’Education de la ville sont en grève ce jeudi 10 novembre, ce qui signifie un service réduit dans les cantine des écoles. De même, le personnel dans les écoles maternelles sera en service réduit.

11:11 – Près de 1000 personnes dans le cortège au Havre

D’après les premiers chiffres communiqués par la police et retranscrit par le média local Paris-Normandie, les premières estimations de police font état de 950 personnes qui se sont retrouvées au Havre à partir de 10h. A Rouen, sans chiffre exact, le quotidien fait état de centaines de personnes. Peu de monde en Seine-Maritime en cette journée de mobilisation mais ce qui ne décourage pas les syndicalistes de la CGT a continuer la lutte ; le secrétaire général UD-CGT de Seine-Maritime a en effet estimé que “ce n’est pas parce qu’il n’y a pas beaucoup de monde ce matin que la question du pouvoir d’achat est réglée”. 

10:54 – La poursuite du mouvement de grève à la RATP est “fort probable” dans les mois à venir

Vincent Gautheron, cadre à la RATP et membre de la direction exécutive de la CGT était l’invité de l’émission de Apolline Matin sur RMC. Le syndicaliste a exprimé le mécontentement qui régnait au sein de la RATP. Pour lui ce mouvement est justifié car “le politique, notamment le politique libéral, pousse à la radicalisation” a t-il expliqué. Il a également prévenu qu’il était “fort probable” que le mouvement se poursuive dans les mois à venir selon le calendrier social du gouvernement ; ajoutant avoir en tête la réforme des retraites à venir. Vincent Gautheron a donc alerté que “la CGT jouera son rôle. Elle se mettra à disposition des salariés qui veulent se mobiliser pour défendre un vrai projet de retraites”. 

De son coté, Jean Castex, bientôt à la tête de la RATP, a promis l’ouverture de négociations sur les salaires dès décembre 2022.

10:37 – Un lycée bloqué par les élèves à Caen

Une centaine d’élèves du lycée Victor Hugo à Caen ont bloqué les accès de l’établissement avec des poubelles a indiqué Ouest-France. Parmi les revendications des étudiants, principalement des premières selon le proviseur, il y a un réel mécontentement contre la plateforme Parcoursup. Un lycéen a déclaré au quotidien “on en a marre d’être trié par des machines”. Les élèves qui ont répondu à l’appel du mouvement national lycéen protestent également contre la réforme de l’enseignement professionnel qui prévoit une augmentation du temps de présence en entreprise pour les lycéens suivant un bac professionnel. 

En savoir plus

La moitié des lignes RATP sont fermées ce jeudi 10 novembre. Les lignes de métro 2, 3bis, 5, 8, 10, 11 et 12 ne circulent pas. D’autres stations restent ouvertes mais partiellement aux heures de pointe (entre 7h et 9h30 et de 16h30 à 19h30) : ce fonctionnement partiel s’effectue sur les lignes de métro 3, 4, 6, 7, 7bis, 9 et 13. Le RER A et B fonctionnent également au ralenti avec un RER sur trois et un sur deux lors des heures d’affluences comme pour le métro. Les bus sont aussi affectés avec deux bus sur trois qui circuleront. Les utilisateurs de tramway le sont aussi avec un passage du T2 et T5 moins régulier. Le T5 est d’ailleurs fermé entre 10h30 et 15h30 et après 20h30.

Les syndicats des réseaux de transports en commun d’autres villes que Paris ont déposé leurs préavis de grève. La ville de Rouen a prévenu des perturbations sur son réseau de transports Astuce. En effet, les métros, bus, tramways sont impactés. Les habitants de Nice, qui sont également touchés par cette grève, ont pour consolation de pouvoir se garer gratuitement sur les voiries de la ville. À Montpellier, plusieurs syndicats du réseau de transport local ont annoncé avoir déposé un préavis de grève ce jeudi 10 novembre. À Amiens, l’Union syndicale solidaire des transports (UST) Keolis Amiens a aussi déposé un préavis de grève, comme l’a relevé le Courrier Picard. Cependant, le syndicat majoritaire Force Ouvrière ne s’est pas encore prononcé sur le suivi du mouvement.

Quelle ampleur de la grève à la SNCF ?

Concernant la SNCF, la CGT Cheminots a également appelé à la grève ce 10 novembre, indiquant qu’elle n’accepte pas “la décision de la Direction (de la) SNCF de clore les négociations 2022” dans un communiqué. “La CGT a proposé à l’Unsa, SUD-Rail et CFDT d’agir unitairement le 10 novembre prochain”, est-il ajouté. Un appel refusé par la CFDT des Cheminots, qui estime que le 10 novembre est une “date unique et isolée” qui n’est donc pas “le meilleur moyen de faire gagner les cheminots”. L’Unsa et SUD-Rail ont également refusé cette proposition.

Cependant les lignes de RER parisiennes gérées par la SNCF sont impactées avec environ un train sur 3 ne circulant pas. Pour les lignes du transilien, les perturbations sont détaillées sur ce site.

Outre les transports en commun, d’autres secteurs sont touchés par cette grève. Dans la fonction publique, un mouvement a été lancé. Dans son communiqué, la CGT Fonction publique écrit qu'”il n’est pas question de laisser faire !” Elle appelle à une mobilisation interprofessionnelle, notamment pour “des augmentations générales des salaires et pensions, le Smic à 2 000 euros brut”, “l’indexation des salaires et pensions sur l’inflation” ou encore “les moyens nécessaires au bon fonctionnement des services publics”. Ainsi, comme pour chaque préavis de grève, les professeurs du premier degré (maternelle et primaire) ont dû se déclarer 48 heures à l’avance. Dans ces établissements de premier degré, lorsque plus de 25% des enseignants sont en grève, l’école a l’obligation légale d’assurer un service minimum d’accueil. Cependant, les enseignants du niveau secondaire (collège et lycée) ne sont pas contraints d’alerter à l’avance, ni d’assurer un service d’accueil minimum.

De même, la Fédération de la Santé et de l’Action sociale de la CGT a appelé à la grève “pour défendre la déontologie de [leur] travail dans des conditions dignes des missions qui [leur] sont confiées”. Ainsi, plusieurs établissements de santé pourraient fonctionner au ralenti, notamment les établissements sanitaires et sociaux, médico-sociaux de la fonction publique hospitalière, l’Etablissement français du Sang et les Espic (établissement de santé privé d’intérêt collectif). Certains bureaux de Poste pourraient être impactés, a prévenu la CGT. Dans un communiqué daté du 3 novembre, le syndicat avait annoncé qu’un préavis de grève avait été déposé pour la journée du 10 novembre. Les salariés demandent une hausse immédiate des salaires ainsi que l’attribution du 13ème mois.

Comme lors de chaque mobilisation, la CGT met sur son site internet une carte interactive recensant les rassemblements à travers le pays. Voici les principales manifestations du 10 novembre annoncées :

  • Paris : manifestation à 14h sur la Place de la République 
  • Rennes : manifestation à 11h sur la Place Charles de Gaulle
  • Lille : manifestation à 14h30 à la Porte de Paris
  • Amiens : manifestation à 14h devant la Maison de la Culture
  • Brest : manifestation à 11h sur la Place de la Liberté
  • Caen : manifestation à 11h devant le MEDEF (10 Rue Alfred Kastler)
  • Poitiers : manifestation à 14h devant la Porte de Paris
  • Nîmes : manifestation à 14h30 sur la Place de la Maison Carrée
  • Montpellier : manifestation à 12h devant la gare
  • Toulouse : manifestation à 14h, départ du monument aux morts (Métro François Verdier)
  • Marseille : manifestation à 10h30 aux Réformés 

Dans un communiqué officiel, le syndicat a appelé “l’ensemble des travailleurs, de la jeunesse, des retraités à rester mobilisés pour faire du 10 novembre prochain une nouvelle journée de grèves et de manifestations d’ampleur dans tous les secteurs professionnels, public comme privé, sur l’ensemble du territoire, pour obtenir des augmentations de salaires et imposer de nouveaux choix et un autre avenir”.

Lors de la dernière mobilisation, le jeudi 27 octobre, le mouvement n’avait pas été très suivi. Ainsi, selon les forces de l’ordre, 15 000 personnes s’étaient mobilisées sur le territoire, dont 1 360 à Paris. Beaucoup moins que le 18 octobre dernier, où 300 000 personnes avaient manifesté selon la CGT, et 107 000 selon la police.

Une mobilisation en demi-teinte ?

Cette nouvelle journée de mobilisation divise au sein même des syndicats, selon des informations de l’AFP dont Le Point se fait l’écho. Sous couvert d’anonymat, un syndicaliste a déclaré douter de l’efficacité de cette journée : “on ne veut pas de journées saute-mouton qui ne donnent pas de perspective” a t-il déclaré ; d’autant que pour lui la priorité est ailleurs, la réforme des retraites à venir début 2023. Le secrétaire général du syndicat FSU, Benoît Teste, a déclaré que la mobilisation nationale était “compliquée à construire” s’inquiétant que ce soit la mobilisation de la RATP qui soit mise en avant.

Egalement interrogé par l’AFP, dont Sud-Ouest a transmis les propos, l’historien Stéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme, a déclaré s’attendre à une journée “pas forcément très rassembleuse “. En effet, pour le spécialiste, certaines fédérations seront “plus préoccupées” par les élections des syndicats au sein de la fonction publique. Pour Stéphane Sirot, “l’enjeu est de savoir si la CGT va conserver sa première place” dans le public. D’ailleurs dans cette perspective Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ne sera pas présent dans le cortège parisien mais à Nîmes pour écouter les revendications des employés du domaine public afin d’y rester le syndicat majoritaire, titre détrôné par la CFDT dans le secteur privé. 

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