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un flop ? Ecoles, transports, hôpitaux… Un mouvement contenu ?

Grève du jeudi 10 novembre : un flop ? Ecoles, transports, hôpitaux... Un mouvement contenu ?

GREVE 10 NOVEMBRE. Nouvelle journée de mobilisation ce jeudi 10 novembre. Plusieurs secteurs ont déjà annoncé de très fortes perturbations à venir, notamment dans les transports en commun.

L’essentiel

  • Nouvelle journée de grève ce jeudi 10 novembre 2022. Le secteur des transports en commun sera le plus impacté avec une grève à la RATP et dans d’autres villes où le trafic sera perturbé. Le trafic SNCF sera aussi très modestement impacté par la grève.
  • La grève du 10 novembre concerne aussi la fonction publique, la CGT ayant lancé un appel à décrocher dans l’administration, l’Education nationale et les services de la Santé. Des perturbations pourraient avoir lieu dans les établissements scolaires mais aussi dans certains bureaux de La Poste.
  • Des manifestations sont prévues à travers tout le pays ce jeudi 10 novembre, la plus importante se tient à Paris dans l’après-midi.
  • L’ampleur du mouvement de grève pourrait être en demi-teinte pour la CGT, seul syndicat a avoir appelé à faire grève. La FSU et Solidaires ont seulement demandé à leurs syndiqués de participer aux rassemblements dans les cortèges. Le mouvement de grève sera également peu suivi au sein de la SNCF.
  • Les revendications de la CGT sont les mêmes depuis la rentrée sociale : “augmentations de salaires, du Smic et l’indexation automatique de tous les niveaux de rémunération sur le coût de la vie”. Ces manifestations sont aussi pour la CGT un moyen de contester la réforme des retraites souhaitée par le gouvernement.

En direct

21:55 – Des perturbations sur le réseau de bus de Marseille ce jeudi 10 novembre

Selon les informations de BFM Marseille, quelques perturbations sont prévues sur le réseau de bus à Marseille, ce jeudi 10 novembre. Toutefois, elles seront faibles. À l’inverse, le trafic du métro et du tramway devrait être normal, estime RTM.

21:10 – La CGT veut faire de ce jeudi “un nouveau temps fort de mobilisation interprofessionnelle”

La CGT a été claire, dans un communiqué publié le 3 novembre dernier, la mobilisation de ce jeudi doit être “un nouveau temps fort de mobilisation interprofessionnelle”. L’organisation syndicale “entend élever le rapport de force au niveau nécessaire pour mettre en échec les velléités du président, de sa minorité et du MEDEF”.

20:25 – Quelles sont les revendications de la CGT fonction publique ?

Dans un communiqué, la CGT Fonction publique a exprimé ses revendications, qu’elle défendra dans la rue le jeudi 10 novembre : 

  • Des augmentations générales des salaires et pensions, le SMIC à 2000 euros bruts et une nouvelle revalorisation forte et immédiate du point d’indice
  • L’indexation des salaires et pensions sur l’inflation
  • La retraite à taux plein pour une carrière complète dès 60 ans, le renforcement et l’amélioration du Code des Pensions civiles, de la CNRACL, de l’IRCANTEC et du FSPOEIE ; le retrait du projet Macron
  • L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes tant au niveau salarial que pour les retraites
  • Les moyens nécessaires au bon fonctionnement des services publics.

19:40 – Le réseau SNCF ne devrait pas être impacté outre mesure

Alors que la RATP va être particulièrement impactée par la grève du 10 novembre, cela ne devrait pas être le cas de la SNCF. L’entreprise estime que le trafic ferroviaire sera normal sur les lignes TGV et légèrement perturbé sur les Intercités, rapporte BFM TV. Il devrait y avoir en moyenne 9 TER sur 10 circulant au niveau national.

18:43 – Quels seront les services impactés par la grève du 10 novembre à Rennes ?

Alors qu’un appel à manifester a été lancé à l’échelle nationale, jeudi 10 novembre, de nombreux services vont être touchés à Rennes. 63 écoles vont ainsi être impactées. Toutefois, aucune ne sera fermée. Elles assureront un service minimum d’accueil dans les écoles élémentaires Jean Moulin et Clémenceau, rapporte Ouest France. En outre, les parents devront préparer un pique-nique pour leurs enfants dans 36 écoles qui n’assureront pas la préparation du déjeuner.

Alors que la mobilisation devrait se cantonner au centre-ville de Rennes, l’ensemble des lignes le desservant devraient être déviées. Toutefois, Ouest France rappelle qu’aucunes perturbations n’ont été annoncées sur le réseau de bus Star.

17:14 – Grève de la RATP : “un avertissement” pour le syndicat FO

Dans un communiqué de Force ouvrière, le syndicat a rappelé que cette grève de la RATP, qui impactera fortement le trafic ce jeudi 10 novembre, sonne comme “un avertissement” pour Jean Castex qui doit bientôt arriver à la tête de la RATP. Rejoint par quatre autres syndicats, FO a demandé une augmentation “urgente des salaires”. L’intersyndicale a aussi réclamé des garanties “sur la pérennité et l’anticipation du recrutement des agents de conduite”.

16:56 – Entre 150 et 200 points de manifestations

Selon la secrétaire confédérale de la CGT, Céline Verzeletti, il y aura demain entre 150 et 200 points de mobilisations dans toute la France. Le média breton Le Télégramme a précisé qu’en Bretagne 14 rassemblements étaient prévus, notamment à Brest, Rennes, Vannes mais aussi Saint-Brieuc. Cependant, comme l’a indiqué le Ouest-France, aucune mobilisation n’est à prévoir dans le Maine-et-Loire, “aucun rassemblement n’est prévu, la mobilisation se fera au coup par coup” a prévenu l’Union départementale. 

16:40 – Philippe Martinez : “la revendication ce n’est pas zéro métro”

Interrogé sur BFM Business, à la question “vous espérez zéro métro jeudi ?”, le secrétaire général de la CGT a répondu que “la revendication ce n’est pas zéro métro, la revendication c’est des augmentations générales de salaire dans les transports comme partout”. Philippe Martinez a également rappelé que parmi les revendications, la CGT militait pour une augmentation pérenne des salaires et non pas un système de primes qui ne sont que du “one-shot”. 

16:12 – Grève SNCF : un impact “modéré” à prévoir

Selon la direction de la SNCF, l’impact de la grève sera “modéré”. Interrogée par Franceinfo, elle a également prévenu que le trafic serait “normal” sur les lignes TGV mais “légèrement perturbé” dans les Intercités et Transiliens. Cependant, ce sont des propos à nuancer car le journal La Depeche a déjà prévenu que le trafic SNCF en Occitanie serait fortement impacté à cause de liaisons supprimées. La liste des perturbations à venir ce 10 novembre sera publiée dès aujourd’hui à 17h. 

En savoir plus

La moitié des lignes RATP seront fermées ce jeudi 10 novembre. Les lignes de métro 2, 3bis, 5, 8, 10, 11 et 12 ne circuleront pas. D’autres stations resteront ouvertes mais partiellement aux heures de pointe (entre 7h et 9h30 et de 16h30 à 19h30) : ce fonctionnement partiel s’effectuera sur les lignes de métro 3, 4, 6, 7, 7bis, 9 et 13. Le RER A et B fonctionneront également au ralenti avec un RER sur trois et un sur deux lors des heures d’affluences comme pour le métro. Les bus seront aussi affectés avec deux bus sur trois qui circuleront. Les utilisateurs de tramway seront aussi avec un passage du T2 et T5 moins régulier. Le T5 sera d’ailleurs fermé entre 10h30 et 15h30 et après 20h30. a RATP prévient donc des perturbations sur l’ensemble de ses réseaux ce jeudi, et appelle à privilégier le télétravail ou à reporter ses déplacements.

Les syndicats des réseaux de transports en commun d’autres villes que Paris ont déposé leurs préavis de grève. La ville de Rouen a prévenu des perturbations sur son réseau de transports Astuce ; en effet, les métros, bus, tramways seront impactés. Les habitants de Nice, qui seront également impactés par cette grève, auront pour consolation de pouvoir se garer gratuitement sur les voiries de la ville. À Montpellier, plusieurs syndicats du réseau de transport local ont annoncé avoir déposé un préavis de grève ce jeudi 10 novembre. À Amiens, l’Union syndicale solidaire des transports (UST) Keolis Amiens a aussi déposé un préavis de grève, comme l’a relevé le Courrier Picard. Cependant, le syndicat majoritaire Force Ouvrière ne s’est pas encore prononcé sur le suivi du mouvement.

Quelle ampleur de la grève à la SNCF ?

Concernant la SNCF, la CGT Cheminots a également appelé à la grève ce 10 novembre, indiquant qu’elle n’accepte pas “la décision de la Direction (de la) SNCF de clore les négociations 2022” dans un communiqué. “La CGT a proposé à l’Unsa, SUD-Rail et CFDT d’agir unitairement le 10 novembre prochain”, est-il ajouté. Un appel refusé par la CFDT des Cheminots, qui estime que le 10 novembre est une “date unique et isolée” qui n’est donc pas “le meilleur moyen de faire gagner les cheminots”. L’Unsa et SUD-Rail ont également refusé cette proposition.

Cependant les lignes de RER parisiennes gérées par la SNCF seront impactées avec environ un train sur 3 ne criculant pas. Pour les lignes du transilien, les perturbations seront annoncées au plus tard ce mercredi 9 novembre à 17h via ce site.

Outre les transports en commun, d’autres secteurs seront touchés par cette grève. Dans la fonction publique, un mouvement a également été lancé. Dans son communiqué, la CGT Fonction publique écrit qu'”il n’est pas question de laisser faire !” Elle appelle à une mobilisation interprofessionnelle, notamment pour “des augmentations générales des salaires et pensions, le Smic à 2 000 euros brut”, “l’indexation des salaires et pensions sur l’inflation” ou encore “les moyens nécessaires au bon fonctionnement des services publics”. Ainsi, comme pour chaque préavis de grève, les professeurs du premier degré (maternelle et primaire) qui feront grève devront se déclarer 48 heures à l’avance. Dans ces établissements de premier degré, lorsque plus de 25% des enseignants sont en grève, l’école a l’obligation légale d’assurer un service minimum d’accueil. Cependant, les enseignants du niveau secondaire (collège et lycée) ne sont pas contraints d’alerter à l’avance, ni d’assurer un service d’accueil minimum.

De même, la Fédération de la Santé et de l’Action sociale de la CGT a appelé à la grève “pour défendre la déontologie de [leur] travail dans des conditions dignes des missions qui [leur] sont confiées”. Ainsi, plusieurs établissements de santé pourrait fonctionner au ralenti ; notamment, les établissements sanitaires et sociaux, médico-sociaux de la fonction publique hospitalière, l’Etablissement français du Sang et les Espic (établissement de santé privé d’intérêt collectif). Certains bureaux de Poste pourraient être impactés, a prévenu la CGT. Dans un communiqué daté du 3 novembre, le syndicat avait annoncé qu’un préavis de grève avait été déposé pour la journée du 10 novembre. Les salariés demandent une hausse immédiate des salaires ainsi que l’attribution du 13ème mois.

Comme lors de chaque mobilisation, la CGT met sur son site internet une carte interactive recensant les rassemblements à travers le pays. Voici les principales manifestations du 10 novembre annoncées :

  • Paris : manifestation à 14h sur la Place de la République 
  • Rennes : manifestation à 11h sur la Place Charles de Gaulle
  • Lille : manifestation à 14h30 à la Porte de Paris
  • Amiens : manifestation à 14h devant la Maison de la Culture
  • Brest : manifestation à 11h sur la Place de la Liberté
  • Caen : manifestation à 11h devant le MEDEF (10 Rue Alfred Kastler)
  • Poitiers : manifestation à 14h devant la Porte de Paris
  • Nîmes : manifestation à 14h30 sur la Place de la Maison Carrée
  • Montpellier : manifestation à 12h devant la gare
  • Toulouse : manifestation à 14h, départ du monument aux morts (Métro François Verdier)
  • Marseille : manifestation à 10h30 aux Réformés 

Dans un communiqué officiel, le syndicat a appelé “l’ensemble des travailleurs, de la jeunesse, des retraités à rester mobilisés pour faire du 10 novembre prochain une nouvelle journée de grèves et de manifestations d’ampleur dans tous les secteurs professionnels, public comme privé, sur l’ensemble du territoire, pour obtenir des augmentations de salaires et imposer de nouveaux choix et un autre avenir”.

Lors de la dernière mobilisation, le jeudi 27 octobre, le mouvement n’avait pas été très suivi. Ainsi, selon les forces de l’ordre, 15 000 personnes s’étaient mobilisées sur le territoire, dont 1 360 à Paris. Beaucoup moins que le 18 octobre dernier, où 300 000 personnes avaient manifesté selon la CGT, et 107 000 selon la police.

Une mobilisation en demi-teinte ?

Cette nouvelle journée de mobilisation divise au sein même des syndicats, selon des informations de l’AFP dont Le Point se fait l’écho. Sous couvert d’anonymat, un syndicaliste a déclaré douter de l’efficacité de cette journée : “on ne veut pas de journées saute-mouton qui ne donnent pas de perspective” a t-il déclaré ; d’autant que pour lui la priorité est ailleurs, la réforme des retraites à venir début 2023. Le secrétaire général du syndicat FSU, Benoît Teste, a déclaré que la mobilisation nationale était “compliquée à construire” s’inquiétant que ce soit la mobilisation de la RATP qui soit mise en avant.

Egalement interrogé par l’AFP, dont Sud-Ouest a transmis les propos, l’historien Stéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme, a déclaré s’attendre à une journée “pas forcément très rassembleuse “. En effet ; pour le spécialiste, certaines fédérations seront “plus préoccupées” par les élections des syndicats au sein de la fonction publique. Pour Stéphane Sirot, “l’enjeu est de savoir si la CGT va conserver sa première place” dans le public. D’ailleurs dans cette perspective Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ne sera pas présent dans le cortège parisien mais à Nîmes pour écouter les revendications des employés du domaine public afin d’y rester le syndicat majoritaire, titre détrôné par la CFDT dans le secteur privé. 

CET ARTICLE A ETE COPIE SUR www.linternaute.com

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