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tous les quatre ans, une mascotte pour mettre en valeur le pays hôte et son histoire

La Révolution française à l’honneur. Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont dévoilé lundi 14 novembre les mascottes officielles de l’événement, baptisées Phryge. Ces deux bonnets phrygiens rouges, emblèmes de la révolution de 1789, sont représentés l’un valide, l’autre doté d’une prothèse de jambe.

Contrairement à la plupart des mascottes olympiques, Phryge ne représente pas des animaux, régulièrement choisis par les organisateurs. Pour les JO de Paris, le comité a porté son choix sur une représentation de l’histoire de France. Retour sur la signification des cinq dernières mascottes choisies par les pays hôtes.

Tokyo 2020

Miraitowa, dérivé des mots japonais mirai (« futur ») et towa (« éternité »), représente un personnage inspiré des mangas. Son aspect volontairement futuriste a été sélectionné pour inspirer un « avenir plein d’espoir dans le cœur des gens », peut-on lire sur le site du CIO.

Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo en 2020 ont souhaité, avec cette mascotte crée par des écoliers, se faire l’écho de « l’innovation à partir de l’harmonie » de l’ancien. Les carrés bleus représentent un échiquier.

Rio 2016

Pour les premiers Jeux olympiques organisés en Amérique du Sud, le Brésil a fait le choix d’une mascotte à forme animale. Afin de symboliser la faune très diverse du pays, le comité olympique a opté pour Vinicius, une création du studio de production d’animés Birdo Produções. La mascotte, un animal de fiction mélangeant le singe, le félin et l’oiseau, est baptisée en hommage au poète brésilien Vinicius de Moraes. Il représente la diversité culturelle du Brésil et sa culture populaire. Son pendant pour les Jeux paralympiques, Tom, est quant à lui inspiré de la flore du pays.

Londres 2012

Wenlock est la mascotte des Jeux olympiques de Londres. D’un aspect métallique, son front prend la forme de celle du toit du Stade olympique londonien. Il symbolise ainsi la dernière goutte de métal utilisé pour la construction de celui-ci. Créée par une agence de communication anglaise, sa biographie a été écrite par l’écrivain britannique Michael Mopurgo.

Sa tête, ornée de trois pics rappelant un podium, est surmontée d’une lumière qui renvoie aux lampes présentes sur les toits des taxis noirs qui sillonnent la capitale du Royaume-Uni, tandis que son unique œil évoque la caméra qui immortalise les événements. Wenlock porte aux poignets des bracelets d’amitié formés par les cinq anneaux olympiques. Son nom est tiré de la ville de Much Wenlock qui accueille encore aujourd’hui les traditionnels Jeux de Much Wenlock, dont se serait inspiré Pierre de Coubertin pour créer les Jeux olympiques.

Pékin 2008

Beibei, Jingjing, Huanhuan, Yingying et Nini représentaient lors des Jeux olympiques de Pékin les cinq éléments naturels ainsi que quatre animaux emblématiques (dans l’ordre le poisson, le panda, l’antilope tibétaine et l’hirondelle). Mis bout à bout, ces mots forment la phrase « Bienvenue à Pékin ».

Athènes 2004

Phevos et Athena faisaient de leur côté référence à l’Antiquité, pour rappeler les origines grecques de la compétition. Phevos est l’autre nom donné au dieu de la lumière et de la musique Appolon. L’objectif était ainsi de faire le lien entre les Jeux olympiques modernes et leurs lointains ancêtres de la Grèce antique.

Leur forme biscornue renvoie aux daidala, des poupées de terre cuite fabriquées au VIIe siècle av. J.-C. pour symboliser les divinités antiques. Le choix de deux dieux frère et sœur représente la fraternité et l’égalité.

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