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Thérapies de couple ou conseil conjugal, ils témoignent de leur expérience

« Un lieu sécurisant pour aborder les sujets difficiles »

Lisa (1), 39 ans

« Après vingt-deux ans de mariage, mon mari et moi avons eu besoin de consulter une conseillère conjugale afin de surmonter un moment de crise. Nous étions arrivés à un point où nous ne pouvions plus nous parler calmement. Nous étions tous les deux blessés et submergés par notre douleur. Le tout dans un contexte de Covid et de tensions familiales. Un lieu sécurisant et un accompagnement nous étaient nécessaires pour aborder les sujets difficiles. Là, nous pouvions poser le problème comme un élément extérieur à nous.

Et grâce au regard bienveillant de la conseillère, nous sommes parvenus à prendre un peu de recul. À chaque séance, nous faisions un bilan et nous abordions comment avancer. Nous avons fait ce travail pendant six mois, à deux reprises, en 2015 et en 2022, à raison d’une à deux séances par mois. Il nous a permis d’écouter l’autre avec plus d’objectivité et nous a donné l’habitude de poser un cadre pour nous parler. Tout n’est pas réglé, bien sûr, mais nous progressons. Je fais d’ailleurs aussi une analyse personnelle. Et on sait qu’on pourra y retourner en cas de besoin. »

« Ces séances m’ont apporté une sécurité affective »

Ben (1), 40 ans, mari de Lisa

« C’est moi qui ai proposé à ma femme d’aller voir une conseillère conjugale, mais elle a été partante à chaque fois. Nous sommes tous les deux convaincus de la nécessité de se faire accompagner dans les moments compliqués pour préserver ce qui compte le plus pour nous, c’est-à-dire notre union et nos engagements. On s’aime mais on est parfois démunis pour gérer nos émotions et nos débordements, et ce travail nous a permis de fixer des limites.

Personnellement, ces deux thérapies m’ont apporté une sécurité affective et de la sérénité pour pouvoir à nouveau aborder des sujets difficiles et dénouer des points de blocage. Comme on est beaucoup dans l’échange, il y a peut-être toujours une insatisfaction dans la clarification des choses et il n’est pas impossible qu’on ait encore besoin d’un appui à l’avenir. »

« J’avais l’impression d’être dans un jeu à trois bandes »

Sophie, 55 ans

« Je n’ai pas une bonne expérience de la thérapie de couple. Avec mon ex-mari, nous en avons fait une en 2013 et une autre en 2017, un an et demi après notre séparation. Il voulait qu’on se remette ensemble et moi je voulais, au contraire, que ce travail nous aide à mieux nous séparer. Il m’a fallu cinq ans pour pouvoir divorcer. Même si la situation était différente d’une fois sur l’autre, j’ai trouvé que les deux thérapeutes n’avaient pas bien fait leur travail. J’avais l’impression d’être dans un jeu à trois bandes.

Il faut dire que mon ex-mari avait l’air très sensible mais, de mon point de vue, nous étions dans une situation d’emprise et de dépendance affective que les deux thérapeutes n’ont pas identifiée, qualifiant même ma volonté de sortir de ce schéma de “comportement castrateur”. Dans les deux cas, cela a conduit à des passages à l’acte (une infidélité, NDLR) chez lui. Et finalement c’est moi qui ai trouvé, grâce à mon travail personnel d’analyse, les moyens de sortir de cette situation. »

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