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Terrorisme : le procès en appel de l’attentat manqué du Thalys s’est ouvert

La cour d’assises spéciale de Paris a ouvert ce lundi le procès en appel du Marocain Ayoub El Khazzani, pour l’attentat déjoué du Thalys en 2015.

Condamné à la prison à perpétuité en première instance pour «tentative d’assassinats terroristes» dans un train Thalys Amsterdam-Paris en août 2015, Ayoub El Khazzani est de retour devant la justice. Le Marocain de 33 ans avait fait appel de sa peine, formulée il y a deux ans.

La cour d’assises spéciale de Paris a donc ouvert un nouveau procès sur cet épisode terroriste, survenu près de trois mois avant les attaques de Saint-Denis et Paris, et dont Abdelhamid Abaaoud, chef des commandos meurtriers, était déjà le coordinateur. Ce point sera d’ailleurs l’un des aspects majeurs du nouveau rendez-vous judiciaire, le premier n’ayant pas permis de faire toute la lumière autour du projet, qui aurait pu tourner au bain de sang.

En effet, ce 21 août 2015, Ayoub El Khazzani avait grimpé dans le Thalys à Bruxelles, armé d’une kalachnikov, d’un pistolet et de 300 munitions, ainsi qu’un cutter. Il avait heureusement pu être neutralisé au moment de son passage à l’acte grâce à l’intervention de trois soldats américains en civil, qui étaient en vacances et se trouvaient dans la rame. Une action «héroïque», avait qualifié la cour.

Les explications n’avaient pas convaincu

Lors du premier procès, l’accusé avait indiqué vouloir venger les victimes syriennes des bombardements de la coalition internationale et de Bachar al-Assad. Il s’était d’ailleurs rendu en Syrie quelques mois plus tôt, où il avait été formé par Abdelhamid Abaaoud pour agir. Il était ensuite revenu en Europe via la «route des migrants», afin de commettre son acte.

Il avait expliqué à la cour avoir pour seul but de tuer des membres de la Commission européenne et des soldats américains. La justice avait de son côté estimé qu’il s’agissait en réalité d’assassiner au hasard le plus de passagers possibles (il y en avait environ 200 dans le train). Le Marocain avait également affirmé avoir finalement renoncé à son projet par humanité, en voyant les sourires et les regards des personnes.

Des arguments qui n’avaient pas convaincu, la cour rappelant plutôt que cette attaque manquée s’inscrivait dans la vague d’attentats de masse du moment, comme ceux qui avaient suivi à Paris puis Bruxelles. Il avait donc été condamné à la réclusion à perpétuité, dont 22 ans de sûreté. Trois autres accusés avaient eux aussi été condamnés à des peines de sept à vingt-sept ans de prison, pour lui avoir apporté de l’aide. Ils n’avaient pas fait appel.

Ce nouveau procès doit se tenir jusqu’au 9 décembre.

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