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Sur l’immigration, la France et le Royaume-Uni signent un nouvel accord

The deal, signed in Paris by French Interior Minister Gerald Darmanin and British counterpart Suella Braverman, will see Britain pay France 72.2 million euros ($74.5 million) in 2022-2023 so that French authorities can increase by 40 percent the numbers of its security forces patrolling French northern beaches, the French interior ministry said. (Photo by Thomas SAMSON / POOL / AFP)
THOMAS SAMSON / AFP The deal, signed in Paris by French Interior Minister Gerald Darmanin and British counterpart Suella Braverman, will see Britain pay France 72.2 million euros ($74.5 million) in 2022-2023 so that French authorities can increase by 40 percent the numbers of its security forces patrolling French northern beaches, the French interior ministry said. (Photo by Thomas SAMSON / POOL / AFP)

THOMAS SAMSON / AFP

Gérald Darmanin et son homologue britannique Suella Baverman à Paris, le 14 novembre 2022.

POLITIQUE – Serait-ce la fin de plusieurs années de tensions entre la France et le Royaume-Uni ? Après une longue coopération chaotique entre les deux pays autour de la question migratoire, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se félicite de la signature d’un nouvel accord ce lundi 14 novembre.

Cet accord prévoit notamment que les Britanniques versent 72,2 millions d’euros sur la période 2022-2023 à la France qui, en contrepartie, augmentera de 40 % ses forces de sécurité sur ses plages, d’où partent les migrants à destination du Royaume-Uni.

La déclaration conjointe aux deux pays ne mentionne aucun objectif chiffré d’interceptions de bateaux pour l’année à venir, comme le souhaitait le Royaume-Uni selon la presse britannique. Les deux pays indiquent cependant que leur collaboration a permis, d’empêcher « plus de 23 000 traversées d’embarcations de fortune » en 2021 et « plus de 30 000 cette année. »

Alors que les deux pays prévoient une augmentation du nombre de tentatives de traversée, Londres et Paris misent sur l’intensification de leur collaboration dans le but de « rendre la route des embarcations de fortune non viable, de sauver des vies, de démanteler des groupes criminels et de prévenir et dissuader la migration irrégulière dans les pays de transit, ainsi que plus en amont. »

Dans ce texte, Londres et Paris se sont d’abord fixés pour objectif de déployer « des ressources technologiques et humaines », dont des drones, sur le littoral français pour mieux détecter, surveiller et intercepter les bateaux.

Les deux pays veulent également collecter et utiliser des renseignements, notamment « provenant de migrants interceptés », pour mieux démanteler les réseaux de passeurs et dissuader les traversées par un travail conjoint « le plus en amont possible », en lien avec les pays d’origine et de transit des exilés.

« Chiens de détection » et « équipe d’observateurs »

L’accord prévoit aussi le financement de « chiens de détection » dans les ports et l’installation de caméras de surveillance aux principaux points de passage frontaliers le long du littoral.

Pour la première fois, des équipes d’observateurs seront déployées de part et d’autre de la Manche afin « de renforcer la compréhension commune » entre les deux pays, « améliorer le déroulement des débriefings des migrants » et « accroître les échanges d’informations ».

Des centres d’accueil pour migrants doivent aussi être créés dans le sud de la France pour dissuader les exilés qui empruntent la Méditerranée de remonter jusqu’à Calais et leur « proposer des alternatives sûres ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et son homologue britannique Suella Braverman affichent une volonté commune de meilleure coopération entre les deux pays. Un an plus tôt, les tensions entre les deux pays atteignaient leur point culminant, les relations entre Gérald Darmanin et l’ex-ministre de l’Intérieur britannique Priti Patel, étant particulièrement dégradées.

Accusé par Londres de pas mettre assez de moyens pour stopper l’immigration illégale depuis Calais, Gérald Darmanin avait violemment contre-attaqué, estimant sur CNews que la France n’avait « pas de leçon à recevoir des Britanniques ». Une semaine plus tard, le pire drame enregistré dans la Manche ravivait les tensions, avec la mort de 27 migrants, le 24 novembre 2021, lors du naufrage de leur bateau au large de Calais.

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