Artstrip world

Pogacar, ce qu’il ne veut toujours pas avouer

Au moment de faire le bilan de son année 2022, Tadej Pogacar refuse de donner la vraie raison de sa défaillance lors de l’étape du Granon sur le Tour de France. Mais le Slovène promet que cette mauvaise journée ne changera pas sa façon de courir

Seize victoires, dont le Tour de Lombardie et les Strade Bianche, et la place n°1 au classement UCI. La saison 2022 de Tadej Pogacar a encore été épatante, et ce même si le Slovène n’a pas remporté son troisième Tour de France consécutif. Mais pour le leader de l’équipe UAE-Team Emirates, il ne faut pas considérer sa performance comme un échec.

« Je n’accepte pas que la deuxième place du Tour de France soit une défaite, confie-t-il dans un entretien avec le site Cyclingnews. J’ai quand même gagné trois étapes et le maillot blanc du meilleur jeune. Si c’est une défaite, alors c’est la meilleure façon de perdre une course. Vous pouvez perdre le Tour en ne terminant même pas la première. Être présent à chaque étape, c’est ne pas être trop loin de gagner. »

En réalité, Pogacar n’a surtout cédé que sur une étape, celle du Granon, où il a perdu trois minutes sur Jonas Vingegaard, pour une passation du pouvoir et du Maillot Jaune. Pas de quoi remettre en question son approche globale, ou sa façon de courir. « Je ne pense pas que nous ayons besoin de beaucoup changer. J’ai juste eu une mauvaise journée, résume-t-il. Nous utiliserons cette expérience et cette défaite à notre avantage à l’avenir. (…) L’année prochaine, nous allons retourner sur le Tour avec une mentalité encore plus forte, avec encore plus faim, et nous verrons ce qui se passe. Nous allons tous nous donner à 100% pour essayer de gagner. Nous espérons juste que nous n’aurons pas la même malchance et les mêmes problèmes. »

« J’ai peut-être fait une erreur, mais… »

De quels problèmes parle-t-il ? Pogacar fait sans doute référence aux divers pépins qui ont touché son équipe sur ce Tour de France. Mais en revanche, il refuse de toujours de révéler la raison de sa défaillance sur le Granon, qui pourrait être due à un problème d’hydratation ou de nutrition. « Les raisons importent peu, élude-t-il. Avant cette journée et après cette journée, j’étais bien, et j’ai été bien dans d’autres courses. Je n’ai pas de regrets. »

Peut-être un regret, tout de même, celui d’avoir trop voulu batailler avec les Jumbo-Visma lors de cette étape folle, et notamment dans l’ascension précédente, celle du Galibier. « J’ai peut-être fait une erreur mais je courais dans le feu de l’action, faisant ce que je pouvais faire de mieux contre deux grands rivaux (Vingegaard et Roglic) de la même équipe, argumente-t-il. Ce jour-là, Jumbo-Visma était vraiment fort et avait une mission : me faire craquer. Ils ont réussi cette fois-là. Bien sûr, je n’ai pas apprécié cette journée et ça fait toujours mal mais ça devait être formidable à regarder à la télévision. »

Il est comme ça Pogacar, capable d’apprécier le spectacle pendant ses courses. « Rouler comme ça, c’est simplement ma façon de courir, souvent basée sur l’instinct. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Mais je ne vais pas changer. Je courrai toujours à fond. » La concurrence est prévenue.

CET ARTICLE A ETE COPIE SUR www.sports.fr

banner