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pas de risque de contagion à ce stade, selon la BCE

Pour la Banque centrale européenne, si l’effondrement de la plateforme de cryptomonnaies «n’est pas une surprise», la «rapidité» de la chute est frappante.

La récente faillite spectaculaire de la plateforme de cryptomonnaies FTX ne risque pas à ce stade de se propager sur les marchés financiers, mais ce secteur opaque et instable doit être surveillé de près, a averti mercredi un haut responsable de la Banque centrale européenne (BCE). L’américaine FTX était encore considérée début novembre comme la deuxième plateforme de cryptomonnaies au monde, avant de s’effondrer comme un château de cartes en quelques jours.

Son effondrement «n’est pas une surprise» mais la «rapidité» de la chute est frappante, a déclaré le vice-président de la BCE Luis de Guindos lors d’une conférence téléphonique en marge de la présentation d’un rapport semestriel sur la stabilité financière. Si certains analystes font déjà un parallèle avec la chute de Lehman Brothers, le géant de Wall Street dont la faillite en 2008 avait amplifié la crise financière, «mes impressions sont que (les suites de la faillite de FTX) sont circonscrites à l’espace des cryptomonnaies», a ajouté Luis de Guindos. «Jusqu’à présent, cela n’a pas eu d’incidence en termes de stabilité financière pour les marchés financiers au sens large», a-t-il souligné.

Il existe toutefois des canaux qu’il qualifie d’«obscurs» entre l’espace des cryptomonnaies et le reste du marché financier, ce qui amène les banques centrales à «examiner attentivement» ces risques. Le rapport de la BCE sur la stabilité financière, épais de près de 130 pages, est muet sur les risques liés aux crypto-actifs, sauf pour mentionner qu’ils sont «le mode de paiement dominant en réponse aux cyberattaques». Plus globalement, la banque centrale de la zone euro souligne l’aggravation, depuis le dernier rapport en mai, de risques pour la stabilité auxquels sont exposés les ménages, entreprises et gouvernements, sur fond de perspectives économiques assombries et d’inflation record.

«Les ménages et les entreprises de la zone euro ressentent déjà les effets de la hausse de l’inflation et d’une activité économique plus faible, dans le contexte de la crise énergétique persistante provoquée par la guerre en Ukraine», note en préambule Luis de Guindos. La hausse des coûts d’énergie pourrait ainsi augmenter le nombre de défaillances, surtout pour les PME énergivores et les ménages si ces acteurs ont du mal à rembourser leurs emprunts. Les banques pourraient subir une augmentation des pertes de crédit à moyen terme, prévient l’institut monétaire. Les États présentent eux des niveaux élevés de dette publique à la suite de la pandémie de Covid-19 tandis que les conditions de financement deviennent plus strictes.

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