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Migrants : patrouille de nuit avec les gendarmes

Chaque jour, des centaines de migrants tentent de traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre, au péril de leur vie. Pour tenter d’intercepter les passeurs et d’empêcher les embarcations de prendre la mer, des gendarmes patrouillent de nuit sur le littoral de Calais.

«C’est une aide pour flotter, mais pas un gilet de sauvetage. Ça ne fera pas son office au milieu de la Manche.» Caché dans un buisson, un sac rempli de matériel de sauvetage. Inadapté aux conditions d’un voyage aussi périlleux.

Les gendarmes repèrent de nombreuses traces du passage des migrants qui partent pour l’Angleterre, via la Manche. Comme des vêtements, des couvertures et divers effets personnels abandonnés au sol, juste avant le départ.

80.000 euros par traversée

Au quotidien, onze kilomètres de littoral sont surveillés à Calais. Nuit et jour, les gendarmes patrouillent à l’aide de drones équipés de jumelles thermiques, traquant les points de passage des migrants près des plages.

«La mission première, c’est la sauvegarde de la vie humaine», souligne Sébastien Autain, adjoint en chef de gendarmerie aux commandes de cette brigade de surveillance. «En deuxième lieu, si l’on peut intercepter des passeurs, on ne s’en prive pas.»

La difficulté réside dans la complexité de leurs réseaux. «On a ici affaire à des petites mains», précise Pierre-Félix Martin, capitaine de gendarmerie. «Ils sont payés pour apporter le matériel, donner une direction, un point de rassemblement aux étrangers en situation irrégulière. Ce ne sont pas eux, les têtes de réseau.»

Les forces de l’ordre espèrent ainsi parvenir à démanteler ces réseaux. Selon les gendarmes, les passeurs empochent en effet près de 80.000 euros par traversée. Sans garantir aux exilés d’atteindre l’eldorado.

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