Le Prix Médicis attribué à Emmanuelle Bayamack-Tam pour son roman «La Treizième Heure»

Avec «La Treizième Heure», paru aux éditions P.O.L, Emmanuelle Bayamack-Tam a décroché ce mardi le prix Médicis du roman français.

Professeure de français, Emmanuel Bayamack-Tam a remporté le prix Médicis pour son ouvrage écrit du point de vue d’une adolescente, Farah, et de sa famille, qui vit en communauté au sein de l’église de La Treizième Heure, fondée par le père de Farah. Une communauté qui se retrouve autour de lectures de poésie.

En août dernier, la romancière de 56 ans avait déjà reçu le Prix Landerneau des lecteurs 2022 pour ce roman. Une nouvelle récompense qu’elle a accueilli cette fois en expliquant avoir «l’impression de s’inscrire dans une lignée», citant d’anciens lauréats comme Georges Perec, Mathieu Lindon ou Marie Darrieussecq. 

«C’est un roman certes, mais aussi un hommage à la poésie (…) Je ne peux que redire ma fierté d’avoir ce très beau prix», a poursuivi la romancière, dont les personnages de cet ouvrage récitent Nerval ou Rimbaud.

Deux autres récompenses ont été décernées. Andreï Kourkov a reçu le prix Médicis du roman étranger pour «Les Abeilles grises» (éd. Liana Levi), qui raconte l’absurdité du conflit déclenché par des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine en 2014.

Le prix Médicis de l’essai est revenu au philosophe Georges Didi-Huberman pour «Le Témoin jusqu’au bout» (éd. de Minuit), consacré à Victor Klemperer, resté à Dresde sous le nazisme pour étudier les mutations de la langue allemande dans un régime totalitaire.

Après le Goncourt, le Femina et le Médicis, l’Interallié viendra clore demain, mercredi, la saison des prix littéraires de l’automne. 

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