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Le négationniste français Vincent Reynouard arrêté en Écosse

Vincent Reynouard (G), 38 ans, poursuivi pour contestation de crime contre l'humanité, pose lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Saverne, le 27 septembre 2007. Une peine d'un an de prison ferme a été requise ce jour contre lui. Déjà condamné en 1996 à trois mois de prison avec sursis et 15.000 francs d'amende pour des faits similaires, Vincent Reynouard, marié et père de six enfants, réside actuellement en Belgique. AFP PHOTO FREDERICK FLORIN (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)
FREDERICK FLORIN / AFP Vincent Reynouard (G), 38 ans, poursuivi pour contestation de crime contre l’humanité, pose lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Saverne, le 27 septembre 2007. Une peine d’un an de prison ferme a été requise ce jour contre lui. Déjà condamné en 1996 à trois mois de prison avec sursis et 15.000 francs d’amende pour des faits similaires, Vincent Reynouard, marié et père de six enfants, réside actuellement en Belgique. AFP PHOTO FREDERICK FLORIN (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)

FREDERICK FLORIN / AFP

Vincent Reynouard, ici au palais de justice de Saverne (Bas-Rhin), le 27 septembre 2007.

ÉCOSSE – Le négationniste Vincent Reynouard, condamné à de multiples reprises par la justice française pour des propos niant l’existence de la Shoah, a été arrêté jeudi 10 novembre en Écosse, a-t-on appris ce dimanche 13 novembre auprès de la police écossaise et de source proche du dossier.

L’homme, âgé de 53 ans, a été interpellé par la police écossaise sur la base d’un « renseignement français », a indiqué la source proche du dossier, confirmant une information de l’hebdomadaire Marianne.

« Il a été arrêté dans la région d’Anstruther », un petit port de pêche situé au nord d’Édimbourg où il vivait sous une fausse identité, « sur la base d’un mandat d’arrêt » émis par la France, a déclaré un porte-parole de la police écossaise.

Sa traque, pilotée par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), a commencé en août 2020 quand un tag « Reynouard a raison » avait été retrouvé sur le mémorial d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), dont la population avait été massacrée par la division SS Das Reich le 10 juin 1944.

Dans plusieurs vidéos diffusées sur internet, Vincent Reynouard avait remis en cause ce massacre.

Condamné à six mois de prison ferme en janvier 2021

Une étroite coopération entre la justice française et britannique a été nécessaire pour obtenir son arrestation.

« Il n’existe pas d’incrimination pour négationnisme au Royaume-Uni, mais grâce à un vieil extrait d’un arrêt de la cour d’appel de Caen de 2015 », qui avait condamné Vincent Reynouard à un an de prison ferme pour négation de crimes contre l’humanité, « nous avons pu convaincre les Britanniques d’aller le chercher », a expliqué à l’AFP le général Jean-Philippe Reiland, chef de l’OCLCH.

Lors de sa présentation devant un juge d’Édimbourg, Vincent Reynouard a refusé son extradition vers la France, a indiqué Jean-Philippe Reiland.

Il a été incarcéré dans l’attente d’une nouvelle audience en vue de son éventuelle remise aux autorités françaises.

« Je tenais beaucoup à son arrestation. Il diffuse encore de nombreux messages de haine sur internet où il a une forte audience », a souligné le général Reiland, notamment sur le réseau social russe VKontakte ou l’américain (ultraconservateur et conspirationniste) Gab.

La dernière condamnation (six mois de prison ferme) de Vincent Reynouard remonte à janvier 2021, pour une vidéo publiée en 2019 dans laquelle il nie la réalité de la Shoah.

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