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«La menace de dissolution, c’est ‘‘retenez-moi ou je fais un malheur”»

«Les Républicains sont en réalité les maîtres du jeu mais paraissent l’ignorer», explique Jérôme Jaffré. GABRIELLE CEZARD/Le Figaro

ENTRETIEN – Le politologue analyse les forces politiques d’une Assemblée sous pression, l’avenir du macronisme et la possibilité d’une dissolution.

Jérôme Jaffré est directeur du Cecop (Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique) et chercheur associé au Cevipof.

LE FIGARO. – Après la saillie de Grégoire de Fournas, la stratégie de respectabilité de Marine Le Pen est-elle atteinte?

Jérôme JAFFRÉ. – Jusque-là, Marine Le Pen apparaissait comme la favorite de la future élection présidentielle. Elle était en passe de réduire à peu de chose le barrage républicain du second tour. Elle était à la fois recentrée par la concurrence d’Éric Zemmour et sa ligne plus dure, respectabilisée par la tenue «en cravate» de ses députés. Et les vents d’Europe lui étaient porteurs. L’affaire Fournas ne découragera évidemment pas ses électeurs de premier tour, pas vraiment en désaccord avec le député. Mais le problème de Le Pen, ce n’est pas de solidifier son électorat, c’est de l’élargir, pour arriver dans un second tour à passer la barre des 50 % des suffrages exprimés. Là est la perte possible. Elle visait à incarner une sorte de RPR bis…

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    ça coule de source pour InovaYa

    Les Français “ne souhaitent pas” une dissolution, estime Véran