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La justice aux trousses de Sarkosy pour corruption pour l’attribution du mondial au Qatar

En novembre 2010, Nicolas Sarkozy a invité à dîner Tamim Al-Thani, alors prince du Qatar.Sarkozy a proposé ce deal au prince : « rachetez le PSG et créez une chaîne sportive en France, en échange Platini vous aidera à obtenir le Mondial 2022. »

Ces informations avaient été révélées par Mediapart il y’a 4 ans déjà. La voix de Michel Platini était très importante dans l’attribution de la compétition, car elle aurait été en mesure d’influencer 4 votes (sur 22).Des votes qui auraient fait basculer le résultat en faveur du Qatar. La justice française décide d’ouvrir l’enquête. Trop tard ?

Le Mondial au Qatar débute dans quelques jours. Plusieurs personnalités ont décidé de boycotter la compétition à cause des conditions de travail des immigrés, mais aussi des circonstances floues par lesquelles ce petit pays où le football n’est pas roi, a obtenu l’organisation de la grand-messe planétaire. Plusieurs personnalités françaises sont soupçonnées de corruption dont Nicolas Sarkozy, alors chef d’État, ou encore Michel Platini qui était à l’époque président de l’UEFA et vice-président de la FIFA.

Nicolas Sarkozy l’assure : il a « soutenu » le choix de la Fédération internationale de football (FIFA) d’attribuer la Coupe du monde de football 2022 (organisée du 20 novembre au 18 décembre) au Qatar, le 2 décembre 2010. Sous les yeux du patron de la FIFA, Sepp Blatter, et de l’émir, il célèbre ce « choix stratégique et politique majeur » et ce « rééquilibrage » en faveur « d’un pays musulman qui organise pour la première fois un événement de cette importance ».

Une décennie après ce discours, le rôle de Nicolas Sarkozy est au cœur des soupçons de la justice française, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte, en 2019, par le Parquet national financier (PNF) pour « corruption active et passive », « blanchiment » et « recel » concernant l’attribution controversée (14 voix contre 8 pour les Etats-Unis) du Mondial 2022 au Qatar.

Le PSG appartient depuis 2011 au groupe qatari de QSI. Une cession dans laquelle Nicolas Sarkozy a joué un rôle important. En plus de jouer les intermédiaires, celui qui fut à l’époque président de la République a œuvré pour la hausse du prix du club en compagnie de son fils Pierre. C’est ce que révèle une enquête de Médiapart.

A l’origine, Sarkozy était plutôt du côté des Qataris. Il avait même joué les entremetteurs entre l’Emir et Michel Platini pour que celui-ci accorde sa voix au petit Etat du Golfe au moment des votes pour la Coupe du Monde 2022. Mais, un an après, il a changé de camp. Et c’est son fils qui l’a poussé en ce sens. Pierre Sarkozy, dont le métier est DJ, a demandé à son père d’aider Sébastien Bazin pour que la vente du PSG apporte plus qu’espéré. Initialement, le patron de Colony Capital ne devait toucher que 30 millions d’euros sur cette transaction. Au final, il en a récupéré 64 millions.

Pour leur intervention, les Sarkozy ont eu droit à une rémunération. En 2014, ils ont reçu de l’argent du groupe hôtelier Accor, dont Bazin est devenu ensuite le PDG. C’était donc un vrai travail et non un simple coup de pouce dont l’ancien président s’est rendu auteur. La nouvelle en question ne devrait certainement pas plaire à Nasser Al-Khelaifi. Ce dernier croise d’ailleurs très souvent le prédécesseur de François Hollande dans les tribunes du Parc. Il leur arrive même d’être assis côte à côte dans la loge présidentielle.

A ce stade de l’enquête, l’ex-président de la République n’a cependant pas été entendu par les deux juges chargés de cette affaire tentaculaire – Serge Tournaire, qui l’a déjà mis en examen dans l’affaire Bygmalion, et Virginie Tilmont.

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