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Kératose pilaire : définition, causes, symptômes, traitements et crèmes locales

La kératose pilaire est une dermatose courante, mais heureusement bénigne et non contagieuse. Elle est à l’origine d’une sécheresse cutanée qui s’accompagne de petits boutons rigides sur différentes parties du corps. Sa prise en charge est symptomatique et nécessite une attention quotidienne. 

Définition : c’est quoi une kératose pilaire ?

La kératose pilaire concerne près de 25 % des Français : c’est l’une des maladies de peau les plus fréquentes. Elle se caractérise par une surproduction de kératine au niveau des follicules pileux

Elle ne doit pas être confondue avec la kératose actinique (ou solaire), caractérisée par des lésions précancéreuse en relief, dues à l’exposition intense, prolongée et répétée aux rayons UV du soleil ou des cabines de bronzage.

La kératose pilaire se manifeste généralement au niveau des bras, des cuisses et des fesses. Le visage peut également être atteint, notamment chez les enfants. Ses symptômes se manifestent généralement dans l’enfance ou à l’adolescence et ont tendance à disparaître avec l’âge. Ils comprennent : 

  • une peau sèche et rugueuse, à l’aspect parfois granuleux ; 
  • la formation de petits boutons rugueux
  • l’apparition de plaques rouges et de démangeaisons. 

Ces symptômes peuvent s’intensifier en fonction de plusieurs facteurs, notamment les saisons : les papules apparaissent plus volontiers en période hivernale et disparaissent en été (source 1).

En-dehors des démangeaisons, la kératose pilaire n’occasionnent pas de douleurs. La gêne est le plus souvent esthétique : les personnes en proie à cette pathologie ont parfois honte et cherchent à masquer leurs symptômes. 

Quelles sont les causes de cette affection de peau ?

Comme indiqué précédemment, la kératose pilaire est liée à une surproduction de kératine au niveau des follicules pileux. Mais la cause exacte de cette surproduction reste inconnue. 

On estime pendant que l’hérédité à sa part de responsabilité : entre 30 et 50 % des patients sont des antécédents familiaux de kératose pilaire. Certains travaux pointent aussi les carences en vitamine C ou vitamine A. 

Par ailleurs, les personnes en proie à certaines affections cutanées (l’eczéma, par exemple, ou des maladies plus rares comme l’ichtyose) ont plus de risques de développer une kératose pilaire. Pourtant cette affection ne semble pas être liée à un trouble de l’hypersensibilité ou à un trouble immunitaire. 

Diagnostic : quand et qui consulter ? Faut-il s’inquiéter ?

En cas de gêne ou d’inconfort, ou si la kératose est étendue, mieux vaut consulter un dermatologue. Mais un médecin généraliste peut aussi poser le diagnostic, qui repose principalement sur l’examen clinique. 

Quelles sont les complications possibles ?

Hormis la gêne esthétique et les démangeaisons, la kératose n’entraîne pas de complications. Il est très rare qu’elle se propage à l’ensemble du corps. Et même si elle peut persister à l’âge adulte, elle a plutôt tendance à s’estomper avec le temps. 

Le traitement de la kératose pilaire est dit symptomatique. Autrement dit, il soulage les symptômes, mais n’agit pas sur la cause de leur apparition. 

Il repose tout d’abord sur l’utilisation de soins émollients et hydratants pour soulager la sécheresse cutanée et améliorer le confort des patients (source 1) :

  • des crèmes à base de vaseline et d’acide salicylique ou de vaseline et d’eau,
  • des lotions ou crèmes à base d’acide lactique,
  • des crèmes à base d’urée,
  • des gels à base d’acide salicylique,
  • ou des traitements exfoliants sur ordonnance contenant des rétinoïdes sous forme de crèmes ou de gels à appliquer sur la peau. 

Plusieurs conseils peuvent aussi être utiles au quotidien :

  • éviter les lavages trop fréquents,
  • ne pas se doucher sous une eau trop chaud,
  • préférer l’utilisation de savons surgras,
  • tamponner sa peau, plutôt que de la frotter, 
  • etc. 

En cas d’aggravation des symptômes, le médecin pourra aussi prescrire un peeling ou un traitement laser pour traiter les rougeurs et les inflammations graves.

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