Inflation : le prix des œufs en forte hausse

Le prix des œufs est en forte augmentation du fait d’un manque de produits sur le marché lié à la grippe aviaire, qui décime les élevages, mais aussi à un coût de production qui s’envole.

La facture au supermarché va continuer de grimper. Ce mardi, l’Insee a confirmé que l’inflation sur un an au mois d’octobre s’établissait à 6,2 %, et que cette augmentation était notamment due à la flambée des prix de l’alimentation. Le prix des œufs a par exemple considérablement augmenté, et devrait encore progresser dans les mois à venir. Selon l’Insee, les prix «du lait, du fromage et des œufs» a augmenté de 14,8 % sur un an en octobre.

«Les œufs ont pris 20 % sur les six derniers mois, mais le gros risque n’est pas aujourd’hui, mais surtout l’année prochaine», explique à CNEWS Johan Bertrand, directeur de l’Intermarché de La Chapelle-Launay (Loire-Atlantique) dans la vidéo en tête d’article. Dans ce supermarché, le prix de la boîte de six œufs bio est passé de de 2,85 euros en mars dernier à 3,54 euros en novembre. En cause : l’augmentation des prix de l’énergie, conséquence de la guerre en Ukraine, mais également la hausse du prix des céréales utilisées pour nourrir les poules, qui a fait un bond de 30 %.

Des milliers de volailles tuées à cause de la grippe aviaire

Si pour le moment les rayons des commerces sont plutôt bien approvisionnés en œufs, cela pourrait changer dans les prochains mois en raison de la grippe aviaire. En effet, plus de 770.000 poules, canards et poulets ont été abattues depuis l’été pour stopper la propagation de la maladie, et le gouvernement a porté le risque lié à la grippe aviaire sur le territoire de «modéré» à «élevé» le 10 novembre, impliquant un nouveau confinement des volailles de plein air. Avec moins de poules pondeuses, les œufs devraient se faire plus rares, et donc plus chers.

La saison dernière avait déjà été catastrophique pour les éleveurs, et au total, plus de 20 millions de volailles ont été abattues entre l’automne 2021 et le printemps 2022. Les professionnels de la filière s’inquiètent donc d’une possible pénurie.

Par ailleurs, en raison de l’augmentation globale des prix de l’alimentation, de nombreux Français substituent des aliments chers, comme la viande, par des œufs ou des féculents. Il y a un ainsi une augmentation de la demande et un risque de baisse de l’offre, ce qui explique de potentielles ruptures à venir dans les magasins.

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