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Île-de-France : les élus écologistes veulent taxer le million de colis livrés chaque jour

En marge de l’organisation des Assises du financement des transports en commun franciliens, qui se tiennent ce lundi 23 janvier, les élus écologistes ont fait un certain nombre de propositions pour financer les transports en commun de demain, dont celle de taxer les colis livrés en Ile-de-France.

Vers une taxe dite «Amazon» ? «Le e-commerce fait des milliards d’euros en utilisant l’espace public», lance David Belliard ce lundi, expliquant qu’il s’agit d’«un million de colis livrés chaque jour en Ile-de-France». L’adjoint à la mairie de Paris chargé des mobilités plaide donc aujourd’hui pour «la mise en place d’une éco-contribution de 50 centimes par colis».

180 millions d’euros par an

Selon celui qui est également administrateur d’Ile-de-France Mobilités – l’autorité organisatrice des transports en commun dans la région – une telle taxe permettrait de récolter pas moins de «180 millions d’euros pour financer nos transports en commun» par an, et «éviter un passe Navigo à 120 euros».

Une proposition soutenue par la maire de Paris Anne Hidalgo, assurant ce lundi «préférer voir des commerces de proximité» dans sa ville plutôt que «de voir des camions de livraisons bloquer les rues» et prenant comme exemple la ville de Barcelone, en Espagne, qui a annoncé son souhait de mettre en place une telle taxe.

D’ici au mois de mars, Barcelone veut en effet taxer les 26 opérateurs de livraison locaux les plus rentables. Ceux dont le chiffre d’affaires dépasse le million d’euros, à l’instar des mastodontes du secteur que sont Amazon, DHL ou encore UPS mais aussi d’autres sociétés moins connues mais bien ancrées en Espagne comme Correos Express, Seur et MRW.

Une participation juste

Une forme de «participation juste», selon Jean-Baptiste Pegeon, élu écologiste à la région Ile-de-France, qui précise que ce sera évidemment aux opérateurs «de prendre en charge» cette taxe. «C’est leur part d’éco-contribution», estime-t-il, rappelant qu’aujourd’hui les grandes plate-formes de livraison «ne participent pas financièrement à la décarbonation des transports».

Les nouveaux besoins de financement pour les transports en commun ont déjà été évalués à 800 millions d'euros pour l'an prochain.

Pour l’élu régional, cette taxe «colis» serait en ce sens «l’outil idéal» pour financer les transports en commun, et ce, dans la mesure «où la livraison du dernier kilomètre doit décroître, car il y en a trop». Lui assure que les livraisons sont encore trop effectuées avec «des véhicules polluants» et propose la mise en place d’ «un bonus pour la livraison à vélo par exemple».

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