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Hidalgo et ses proches répliquent

La maire PS de Paris Anne Hidalgo François BOUCHON / Le Figaro

Le gouvernement «travaille» à instaurer une élection directe du maire de la capitale, a confirmé Marlène Schiappa. Un «tripatouillage», s’insurge la gauche parisienne.

Lundi, la mairie de Paris a accueilli avec virulence le projet du gouvernement de revoir le mode de scrutin pour les municipales dans la capitale. «Je confirme que, conformément au souhait de nombreux élus parisiens, la mise en place de l’élection du maire au suffrage direct à Paris est une des pistes travaillées par Gérald Darmanin», a indiqué la secrétaire d’État Marlène Schiappa, dans une interview au Figaro ce week-end.

«Le pays traverse une crise historique, l’extrême droite est aux portes du pouvoir, l’inflation record, la pauvreté explose… mais l’urgence c’est de tripatouiller le mode de scrutin pour se servir… c’est dans quatre ans les municipales, on (ne) peut pas travailler en paix et se concentrer ?», a répliqué sur Twitter Emmanuel Grégoire, le premier adjoint socialiste à la maire de Paris. Il a également partagé un message ironique d’un internaute qui soupçonne le gouvernement de vouloir faire «un coup d’État pour gagner».

Actuellement, à Paris – comme à Lyon et Marseille -, une élection se tient dans chacun des arrondissements de la ville. Ces derniers sont dotés d’un nombre de conseillers de Paris, au prorata de leur nombre d’habitants. Ces élus, rassemblés dans le Conseil de Paris, élisent le maire. Un système qui avantage la gauche, grâce aux poids important des arrondissements du nord-est. «J’observe que la mairie de Paris tourne systématiquement le dos au dialogue. Finalement, la meilleure façon dont le gouvernement peut agir c’est de permettre aux Parisiens de choisir directement leur maire lors des prochaines élections», a défendu Marlène Schiappa.

Interrogé par Public Sénat, le sénateur apparenté PS de Paris, Bernard Jomier, a pointé du doigt «un règlement de comptes politicien, car il s’agit bien de cela». «La majorité présidentielle a fait des scores lamentables (13,04% au second tour des municipales de 2020, ndlr), ils n’ont même pas été capables de faire élire 10 personnes (au Conseil de Paris). Et aujourd’hui, ils profitent d’être au gouvernement pour tripatouiller la loi», a-t-il ajouté.

Anne Hidalgo elle-même a partagé sur les réseaux sociaux un message de son adjointe Olivia Polski, qui dénonce les ambitions des ministres macronistes dans la perspective des municipales de 2026. «C’est pas comme si l’extrême droite n’était pas la principale menace pour la République», a cinglé la maire PS de Paris qui présidera mardi une séance du conseil de Paris lors de laquelle sera examinée l’augmentation drastique de la taxe foncière. Une mesure là encore largement critiquée par l’exécutif.

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