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François Ruffin, opposé à Jean-Luc Mélenchon dans un sondage, fait une mise au point

Jean-Luc Mélenchon et Francois Ruffin  le 2 mars 2019 à Marseille.
GERARD JULIEN / AFP Jean-Luc Mélenchon et Francois Ruffin le 2 mars 2019 à Marseille.

GERARD JULIEN / AFP

Jean-Luc Mélenchon et Francois Ruffin le 2 mars 2019 à Marseille.

POLITIQUE – Plutôt team Ruffin ou team Mélenchon ? Qu’importe, il n’y aura pas à choisir, affirme François Ruffin ce jeudi 17 novembre, après la publication dans Paris Match d’un sondage interrogeant « la préférence des Français » entre les deux hommes de gauche.

« Médias ne rêvez pas », met en garde François Ruffin sur Twitter, en réagissant à l’article. « Il n’y aura pas de duel avec mon ami Mélenchon. Nos forces s’additionnent pour ’faire mieux’ », écrit-il en reprenant en guise de clin d’œil l’expression de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour de la présidentielle.

Selon l’enquête Ifop pour Paris Match menée sur un échantillon de 1001 personnes, Jean-Luc Mélenchon est préféré à François Ruffin mais seulement avec une courte avance de trois points. 39 % des sondés se prononcent en faveur de l’ancien parlementaire et 36 % pour l’élu de la Somme. Un quart (25 %) répond « ni l’un ni l’autre ».

Dans le détail, seules les personnes se revendiquant proches de la France Insoumise placent leur ancien leader largement en tête, à 67 %. François Ruffin est préféré à Jean-Luc Mélenchon chez les personnes proches du Parti socialiste (35 % pour Mélenchon, 50 % Ruffin) et du parti écologiste (57 % pour Ruffin, 20 % Mélenchon). Ce n’est pas anodin, alors que certains plaident pour un candidat unique à gauche pour la prochaine échéance présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a déjà dit son souhait de passer le relais. Il se refuse à désigner un successeur et préfère attendre l’émergence d’un héritier naturel qui saura se « faire aimer ».

Ambition Ruffin pour 2027

François Ruffin ne cache plus son ambition pour 2027, selon ses récentes déclarations dans L’Obs le 9 novembre. Mais dans la configuration d’une candidature unique, pourra-t-il compter sur le soutien de la France Insoumise, mouvement dont il n’est pas membre et qu’il ne se prive pas de critiquer ?

Après avoir pris ses distances avec les méthodes des Insoumis à l’Assemblée nationale, il a par exemple déclaré qu’il fallait « faire respirer » le mouvement dont le pouvoir est « extrêmement centralisé ». « Je préconise de changer les choses par le bas » afin « qu’on puisse faire vivre la démocratie, la stimuler par le bas » et « par le haut, il faut une ouverture, qu’il y ait une diversité des opinions, que la divergence ne soit pas perçue comme une nuisance », a poursuivi le député, toujours considéré comme un électron libre à gauche.

Il s’est ensuite défini comme un « social-démocrate », héritier de « l’histoire de la gauche jusqu’en 1983 » dans cette même interview à L’Obs. Une prise de position qui n’a pas forcément plu aux Insoumis. Dans une réponse sous forme de tribune, le député LFI Alexis Corbière a prié son collègue de ne pas « ranimer une social-démocratie zombie » dans l’objectif de la prochaine présidentielle. « Pour l’emporter en 2027, aucun raccourci n’est possible. Et encore moins la nostalgie d’un passé qui n’est plus. Ou pire, qui n’a jamais existé », estime Corbière dans le même média mercredi 16 novembre. Avant d’en remettre une couche ce jeudi : « Oui François, additionnons toutes nos forces et nos réflexions pour ’faire mieux’… Et gagner en 2027, ou avant ! », écrit-il sur Twitter, en réponse à l’élu de la Somme.

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