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Être élu, coûte que coûte

On se souvient peut-être qu’il y a peu Jean-Luc Mélenchon, ayant échoué à se faire élire président de la République, invitait les Français à l’élire premier ministre. Il avait même fait placarder dans la France entière de bien belles affiches proclamant « Mélenchon premier ministre ». Hélas pour lui, ça n’a pas marché : Jean-Luc Mélenchon n’est pas premier ministre (ou alors quelque chose m’a échappé). Mais, visiblement, il n’a pas renoncé à l’être. Je lis en effet dans Le Journal du dimanche qu’« en cas de dissolution Mélenchon entend briguer une nouvelle fois le poste de premier ministre ».

J’espère qu’il a toujours, dans les locaux de La France insoumise, de vieux stocks d’affiches « Mélenchon premier ministre ». Sinon, ce serait vraiment ballot. S’il échoue encore cette fois-ci, j’imagine qu’il remettra le couvert en 2027, s’il échoue une nouvelle fois à se faire élire président de la République, au cas, bien entendu, où il serait de nouveau candidat. Et ainsi de suite, d’élection en élection.

Reste qu’être candidat perpétuel à une élection qui n’existe pas, vu qu’à ma connaissance on n’élit pas un premier ministre, c’est tout de même un curieux destin. Pour ne pas dire un cas intéressant, parmi tous les cas intéressants qui existent en ce bas monde. Sinon, Jean-Luc Mélenchon pourra toujours être candidat à l’élection de chef du monde. Vous allez me dire que cette élection n’existe pas. Le poste non plus. Et alors, où est le problème ?

CET ARTICLE A ETE COPIE SUR www.la-croix.com

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