Élisabeth Borne passe le cap des six mois à Matignon

Élisabeth Borne lors de sa déclaration de politique générale devant les députés, à l’Assemblée le 6 juillet. François BOUCHON/Le Figaro

RÉCIT – Sérieuse, résistante, la première ministre peine pourtant à imprimer ses marques.

C’est un cap symbolique, franchi. Élisabeth Borne est première ministre depuis six mois. Le souligner, c’est se rappeler ô combien ses premières semaines à la tête du gouvernement ont été tumultueuses. Ministres et chefs de parti ne l’imaginaient pas tenir jusque-là. Après avoir été jugée mal taillée pour le poste par des piliers de la majorité piqués au vif de ne pas avoir été désignés, elle résiste. C’est en participant, mardi soir, au 50e anniversaire de l’ouverture aux femmes du concours de l’École polytechnique que la première ministre – promotion X81- a marqué le coup. Tel un écho à son hommage aux «petites filles» qui doivent «aller au bout de leurs rêves», formulé le jour de son installation à Matignon.

Pas d’euphorie chez Élisabeth Borne. Discours dépouillé devant les bicornes, échange succinct devant des lycéennes qui espèrent intégrer l’école d’ingénieurs. Fidèle à elle-même, la première ministre donne peu à voir. Une attitude «poker face», impassible, comme la décrit un ministre…

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