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Elections de mi-mandat aux Etats-Unis : un revers pour Donald Trump ?

Donald Trump voit ses ambitions politiques contrariées alors que la «vague rouge» républicaine annoncée aux Midterms, les élections de mi-mandat américaines, n’a pas eu lieu. L’ancien président risque d’être challengé au sein de son propre parti.

Les élections de mi-mandat du 8 novembre devaient lui ouvrir un boulevard pour lancer sa candidature à la présidentielle de 2024.

Au lieu de cela, la soirée électorale a été décevante pour Donald Trump, qui voit son principal rival républicain galvanisé par les résultats.

L’ancien président républicain, qui s’est personnellement impliqué durant la campagne en soutenant plusieurs candidats, rêvait d’une victoire écrasante pour préparer le terrain à sa «très grande annonce» promise pour le 15 novembre prochain.

pas de «vague rouge» républicaine au congrès

Bien que les républicains soient partis pour arracher, d’une courte tête, la majorité à la Chambre des représentants, la «vague rouge» annoncée n’a pas déferlé sur le Congrès.

Selon les derniers résultats disponibles, les républicains envoient 207 élus à la Chambre contre 184 pour les démocrates. Le seuil des 218 sièges permettant d’avoir la majorité n’a pas encore été atteint.

Le sénat américain, chambre haute très importante dans le système politique des Etats-Unis, pourrait même rester aux mains des démocrates.

«Si par certains aspects l’élection d’hier a été quelque peu décevante, de mon point de vue personnel, ça a été une grande victoire», a soutenu Donald Trump mercredi sur son réseau Truth Social.

les candidats trumpistes en difficulté

En campagne comme rarement un ancien président ne l’a jamais été, Donald Trump a fait émerger pour les Midterms une nouvelle génération de candidats, souvent novices en politiques, qui avaient pour caractéristique principale d’adhérer à la thèse trumpiste d’une élection de 2020 «volée» par les démocrates.

S’ils ont brillé lors des primaires organisées dans les différents Etats, ces candidats au profil souvent fantasque ont eu des résultats plus que mitigés mardi.

Dans l’État-clé de Pennsylvanie, le médecin et animateur de télévision Mehmet Öz a par exemple échoué à l’élection sénatoriale face à son rival démocrate, John Fetterman. Une défaite stratégique pour les républicains. Dans la course à la Chambre des représentants, les trumpistes ont enchaîné les défaites : Madison Gesiotti Gilbert et Steve Chabot (Ohio), Bo Hines (Caroline du Nord), John Gibbs (Michigan), etc.

Du côté des gouverneurs, de nombreux candidats ayant refusé de reconnaître la victoire de Joe Biden, appelés les «deniers» aux Etats-Unis (de l’anglais «deny», nier), ont également échoué. C’est le cas de Tim Michels (Wisconsin), Tudor Dixon (Michigan), Doug Mastriano (Pennsylvanie) ou encore Dan Cox (Maryland).

Et l’addition pourrait encore s’alourdir. Les républicains pro-Trump craignent que l’ancienne journaliste de Fox News Kari Lake perde l’élection du gouverneur d’Arizona, tandis que l’ex-footballeur Herschel Walker pourrait voir le siège de sénateur de Géorgie lui échapper.

Ces contre-performances peuvent s’expliquer par le profil des candidats soutenus par l’ancien président. Leur radicalité semble avoir mobilisé contre eux l’électorat démocrate et effrayé la frange la plus modérée des républicains. Avant le scrutin, le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s’était lui-même inquiété de la «qualité» des candidats poussés par Donald Trump.

Ron deSantis, un rival de poids pour Donald Trump

Adoubé par la presse américaine conservatrice, Ron DeSantis est la sensation républicaine de ces Midterms. Réélu gouverneur de Floride avec quasiment 60 % des voix, il s’affiche comme le probable candidat des républicains pour 2024.

Pourfendeur du «wokisme», opposant à l’IVG : Ron DeSantis représente une ligne dure chez les républicains. Surnommé «Ron-la-Morale», il se présente comme un père de famille idéal et un homme politique intègre, bien loin des excès de Donald Trump.

Lundi, l’ancien président avait estimé qu’une participation de Ron DeSantis dans la course à l’investiture présidentielle serait «une erreur». «Je pense que la base ne l’apprécierait pas. Je ne pense pas que ce serait bon pour le parti», avait-il jugé.

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