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Des violences sexuelles reconnues par Monseigneur Grallet : que sait-on exactement ?

Des violences sexuelles reconnues par Monseigneur Grallet : que sait-on exactement ?

Jean-Pierre Grallet, ancien archevêque de Strasbourg, a admis ce mercredi 16 novembre faire partie des 11 anciens évêques mis en cause récemment pour des signalements de violences sexuelles.

[Mis à jour le 16 novembre 2022 à 23h47] “A la fin des années 1980, alors que j’étais religieux franciscain, j’ai eu des gestes déplacés envers une jeune femme majeure”. Cette phrase, a été écrite par Jean-Pierre Grallet, ancien archevêque de Strasbourg, dans un communiqué rendu public ce mercredi 16 novembre. L’homme d’église ne donne pas de précision sur les faits qui lui sont imputables, mais il indique avoir eu connaissance durant l’été 2022 d’une déposition de la victime présumée, l’avoir alors contactée pour “lui dire qu'(il) avai(t) failli et lui demander pardon”. “Je souhaite, par cette déclaration publique que je remets, contribuer à la démarche de vérité et assumer ma responsabilité”, a-t-il écrit encore, ajoutant : “Je me suis égaré et j’ai blessé une personne. Le pardon que je lui ai demandé, je l’exprime aussi à tous ses proches, ainsi qu’à tous ceux qui, aujourd’hui, seront meurtris, sous le choc de cette révélation.”

La nature des “gestes déplacés” évoqués n’est pas déterminée, mais Jean-Pierre Grallet fait bien partie des 11 anciens évêques mis en cause pour des signalements de violences sexuelles dont Mgr Éric de Moulins-Beaufort avait fait mention le 7 novembre à Lourdes. Les agissements de Mgr Grallet font aussi l’objet d’une enquête de la justice pénale.

L’actuel archevêque de Strasbourg, Mgr Ravel, a rédigé un communiqué de réaction, qualifiant de “graves” les faits reconnus par le mis en cause. Mgr Ravel a précisé que ces violences avaient été faites “à l’encontre d’une jeune femme majeure au moment de ces faits, et qui remontent à l’automne 1985 alors qu’il était prêtre”. Et d’ajouter : “Ces faits ont été portés à ma connaissance par la personne victime en décembre 2021. J’ai procédé à un signalement auprès de la Procureure de la République de Strasbourg en janvier 2022. Les autorités romaines ont, elles aussi, été saisies. Ces enquêtes sont en cours”.

La réaction du frère Michel Laloux

Dans un communiqué rapporté par La Croix et publié ce mercredi 16 novembre en début de soirée, le frère Michel Laloux, le provincial des franciscains de France et de Belgique, a tenu à rappeler que “du point de vue du droit de l’Église, il ne revient pas à un responsable de congrégation de prendre des mesures canoniques à l’encontre d’un évêque, même membre de cette congrégation. Depuis son ordination épiscopale, Mgr Grallet relève de la seule Congrégation des évêques à Rome”. En outre, Michel Laloux est revenu sur la date à laquelle il a appris les faits reprochés à Jean-Pierre Grallet : “Comme provincial, j’ai appris le 30 septembre 2022 l’existence d’une procédure canonique ainsi que d’une plainte pénale visant Jean-Pierre Grallet. […] J’ai aussitôt pris contact avec les autorités compétentes – nonciature apostolique – pour discerner les suites à donner.” Enfin, le provincial des franciscains appelle l’Église à continuer de reconnaître ses fautes : “Nous espérons que la déclaration de Frère Jean-Pierre contribuera à ouvrir un temps nouveau pour l’Église ; une Église qui reconnaît ses fautes, qui s’engage pour réparer ce qui a été brisé et qui agit pour que ces faits ne se reproduisent plus.”

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