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Découverte scientifique : le neurone qui permet de remarcher identifié

Sonnant comme un scénario de film, c’est pourtant bien réel (source 1). Des chercheurs suisses ont mis le doigt sur le type de neurone qui doit être stimulé pour que certains patients paralysés depuis des années puissent, peut-être, retrouver leur mobilité perdue. Dirigées par Jocelyne Bloch, neurochirurgienne au Centre hospitalier universitaire vaudois et Grégoire Courtine, neuroscientifique à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, ces équipes composées d’une soixantaine d’ingénieurs, de médecins et de neuroscientifiques ont mis au point des implants dans le but d’envoyer des stimulations électriques dans la moelle épinière. Pour appuyer leur découverte, une étude parue dans la revue Nature (source 2), montre qu’ils ont réussi cette prouesse médicale sur neuf de leurs patients atteints de paralysie partielle. Le constat est prometteur : les patients ont pu « remarcher », « se remuscler » suite à ces stimuli électriques.

Une amélioration persistance

Les deux spécialistes, Jocelyne Bloch et Grégoire Courtine, affirment qu’à la fin de la thérapie, la motricité du patient ne diminue pas, malgré l’arrêt de stimulations électriques artificielles.

« Nous montrons que notre méthode a été efficace sur neuf patients. Nous révélons aussi que six mois après leur réhabilitation, ils ont récupéré une fonction neurologique qu’ils avaient perdue pendant des années », explique Jocelyne Bloch.

Cette notion de pérennité du traitement grâce à la réactivation neuronale par stimuli électriques est prometteuse pour tous ceux qui n’avaient plus d’espoir de retrouver une mobilité. Les scientifiques préviennent cependant que plus les lésions touchant la moelle épinière sont sévères, moins la récupération est bonne.

La découverte des Vsx2

Grâce à leurs travaux, les équipes de chercheurs ont pu constituer un « atlas de neurones », dont ceux qui permettent de remarcher. Nommés « Vsx2 », ces neurones ont été trouvés à l’aide d’algorithmes et d’intelligence artificielle. Les scientifiques ont, une fois leur atlas crée, pu « naviguer » entre les différents neurones pour savoir quelle était la fonction de chacun d’entre eux. Ce nouvel outil permet également de suivre l’évolution de la guérison de façon extrêmement précise. Ces neurones ne sont pas forcément sollicités quand on est en bonne santé, mais si lésion de la moelle épinière il y a, ce sont eux qui vont prendre le relais. 

“C’est un peu comme si la lésion provoquait une sorte de chaos cellulaire au sein duquel les Vsx2 prenaient le leadership, afin de remettre de l’ordre”, illustre Jocelyne Bloch. 

Cette découverte pourrait être le début de la convergence entre prouesses scientifiques et nouvelles opportunités liées à l’intelligence artificielle.

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