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Contre le harcèlement scolaire, que faire ?

HARCÈLEMENT – Injures, bousculades, moqueries, humiliations, insultes, vols… le harcèlement se caractérise par des violences verbales, physiques ou psychologiques répétées faites à l’école. Il se poursuit parfois sur les réseaux sociaux, on parle alors de cyberharcèlement. Ce phénomène, qui fait l’objet d’une journée national de lutte ce jeudi 10 septembre, peut avoir de graves répercussions telles que le décrochage, l’isolement ou la dépression.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, il est le quotidien de nombreux élèves. En effet, d’après les chiffres relayés par le Ministère de l’Éducation nationale, en France, il concernerait « 2,6 % des élèves de CM1-CM2, 5,6 % des collégiens et 1,3 % des lycéens ». Selon certaines associations, plus d’un élève sur dix en serait victime au cours de sa scolarité.

Si bien, qu’en septembre dernier, Emmanuel Macron avait adressé un message de prévention aux enfants et adolescents via TikTok, à l’occasion de la rentrée scolaire. Ce jeudi, c’est sa femme Brigitte Macron qui a fait part de sa préoccupation en raison de la diminution des effectifs chez Twitter et Facebook.

Pour éveiller les consciences des plus jeunes, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, « Non au harcèlement » 2022-2023, le Ministère de l’Éducation nationale a dévoilé un clip s’intéressant aux mécanismes d’ostracisation « fréquemment à l’œuvre dans les situations de harcèlement ».

« Reconnaître le harcèlement »

Certains outils existent comme le « harcèlomètre », pour y voir plus clair. Il existe plusieurs versions, dont celle imaginée par la professeure et documentaliste, Anaëlle Schmit. Calquée sur le « violentomètre », un outil de prévention de violences faites aux femmes, cette échelle – qui va du vert au rouge – répertorie les comportements « sains » et ceux qui sont inacceptables et qui doivent alerter.

Le fait d’être mis à l’aise par ses camarades, par exemple, est respectueux tandis que les « bousculades, chantages ou la publication de contenus humiliants sur les réseaux sociaux » doivent alerter. L’entourage joue aussi un rôle majeur. Selon l’association Marion la main tendue, il peut aider à repérer les symptômes. « Ces symptômes sont le mêmes que ceux d’un stress post-traumatique : enfant fuyant, évitant, inquiet, insomnies, angoisses », peut-on lire sur le site de l’association créée par la maman de Marion Fraisse, une ado victime de harcèlement qui s’est suicidée en 2013. Mais aussi « l’irritabilité ou excès de colère », « des comportements imprudents ou autodestructeurs », une « tendance à se blâmer » ou encore « une diminution de l’intérêt pour les activités ».

Deux numéros verts pour trouver de l’aide

Que l’on soit victime ou témoin, il est recommandé de ne pas rester seul(e) et d’en parler à ses parents, à un professeur qui pourra prévenir la direction de l’établissement ou éventuellement porter plainte. Le ministère de l’Éducation nationale conseille aussi de garder une trace des faits (captures d’écran, notes décrivant les faits…).

La prévention repose aussi sur deux numéros verts, anonymes et gratuits : les 30 20 et 30 18. Le premier, « stop harcèlement à l’école », permet de « signaler une situation de harcèlement entre élèves ». Les écoutants y accompagnent et conseillent aussi bien les parents que les jeunes. Le 30 18, quant à lui est dédié à « toutes les violences numériques », du chantage à la webcam au revenge porn en passant par les violences à caractères sexistes ou sexuels.

Depuis mars 2022, le harcèlement scolaire est un délit pénal punissable de 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € lorsque les faits ont conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider, de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende lorsque les faits ont causé une incapacité totale de travail supérieure à 8 jours et de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende lorsqu’il a causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 8 jours ou n’a entraîné aucune incapacité de travail.

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