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Bond historique du Nasdaq, dopé par le ralentissement de l’inflation

Les indices à la Bourse de New York ont conclu jeudi sur un bond historique, le Nasdaq s’envolant de plus de 7%, célébrant un ralentissement de l’inflation américaine.

Selon des résultats définitifs, l’indice Dow Jones a gagné 3,70% à 33.715,37 points, l’indice élargi S&P 500, le plus représentatif du marché américain, a grimpé de 5,53% à 3.956,37 points, son meilleur jour depuis avril 2020 au début de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis.

Quant au Nasdaq, dominé par la technologie, il a affiché un bond vertigineux de 7,35% à 11.114,15 points.

“De toute ma carrière, je ne me souviens pas avoir vu le Nasdaq décoller de plus 7%. C’est énorme”, témoignait pour l’AFP Peter Cardillo, analyste pour Spartan Capital Securities et courtier à Wall Street depuis une cinquantaine d’années.

“Il semble que l’inflation ait atteint un pic, tout est là”, a-t-il ajouté soulignant comment l’ensemble des marchés avaient fortement réagi à la bonne nouvelle d’une inflation qui semble enfin se tasser.

“On assiste à un énorme repli des taux obligataires, un envol du marché boursier et une forte retraite du dollar”, a encore commenté M. Cardillo, tandis que même les cours du pétrole se sont redressés à l’annonce du chiffre de l’inflation, interprété comme une incitation à la demande d’énergie.

L’inflation américaine a ralenti en octobre, plus que prévu, à 7,7% sur un an, selon l’indice CPI, contre 8,2% en septembre, tombant à son plus bas niveau depuis janvier 2022.

Ce ralentissement pourrait être le signe que les mesures prises par la banque centrale américaine, la Fed, pour ramener l’inflation dans les clous en relevant drastiquement le coût de l’argent, commencent enfin à porter leurs fruits.

“La conclusion que l’on tire de ce rapport, c’est que la Fed va lever le pied sur ses resserrements monétaires” a résumé pour sa part John Kilduff d’Again Capital. Pour Peter Cardillo, ce bond des indices pouvait signifier “la fin du +bear market+ ou marché baissier”.

Sur le marché obligataire, les taux sur les bons à 10 ans ont dégringolé à 3,82% contre 4,09% la veille, la plus forte chute en une séance depuis dix ans. Ces taux qui réagissent aux perspectives de relèvement des taux de la Fed, étaient au plus bas depuis plus d’un mois.

Dans leur sillage, le dollar a plongé. Le dollar index, qui compare le billet vert à un panier de monnaies, glissait de 2,56% à 107,77 points à 21H20 GMT, au plus bas depuis presque trois mois.

Sur le marché des changes, Brad Bechtel de FX Jefferies mettait un bémol à cet enthousiasme: “les marchés surréagissent un peu (…) puisqu’il s’agit d’une donnée unique sur l’inflation”.

A la cote, les méga-capitalisations du Nasdaq ont été à la fête arborant d’impressionnantes remontées comme Meta, maison mère de Facebook (+10,25% à 111,87 dollars), Apple (+8,90% à 146,87 dollars), Amazon (+12,18% à 96,63 dollars) ou encore Alphabet, maison mère de Google (+7,75% à 94,17 dollars).

Les nouvelles sur l’inflation ont éclipsé les inquiétudes dans le secteur des cryptomonnaies après la débâcle de la plateforme d’échanges FTX. La plateforme Coinbase reprenait des couleurs tout comme l’application de courtage Robinhood qui gagnaient plus de 10%.

Tous les secteurs du S&P se sont affichés en très forte progression, à commencer par les technologies de l’information (+8,33%), suivies du secteur immobilier (+7,74%).

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