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À Colombey, Les Républicains jouent l’unité

«C’est autour des valeurs du gaullisme que nous pouvons retrouver un chemin de confiance avec le pays.» Gérard Larcher, président du Sénat. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

En pleine campagne interne, les figures du parti se sont retrouvées autour de la mémoire du général de Gaulle.

De notre envoyé spécial à Colombey

L’idée de réunir la famille des Républicains à Colombey-les-Deux-Églises avait été lancée par la présidente des Républicains. Annie Genevard a réussi son pari mercredi autour de la mémoire du général de Gaulle, disparu cinquante-deux ans plus tôt. Ils sont tous là: le président du Sénat, Gérard Larcher, les trois candidats à la présidence des Républicains, Éric Ciotti, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié, le président des députés LR, Olivier Marleix, le trésorier du mouvement, Daniel Fasquelle… Seul François-Xavier Bellamy, chef de file des députés européens est retenu à Bruxelles, mais il soutient le «beau signe d’unité».

Cultiver une telle image alors que le parti LR vit au rythme d’une campagne interne musclée, est un défi. «L’exercice n’est pas simple, reconnaît Daniel Fasquelle, mais il est indispensable.» «Nous apportons la preuve à nos militants que, demain, notre unité tiendra», ajoute le maire du Touquet.

En sortant du petit cimetière de Colombey, Gérard Larcher estime que les valeurs du gaullisme ne sont pas seulement des «nostalgies» mais «des solutions» d’avenir. «L’image d’unité que nous présentons aujourd’hui est importante, car c’est autour de ces valeurs que nous pouvons retrouver un chemin de confiance avec le pays.»

«Valeurs fondamentales»

«Foi en l’homme, combat pour la liberté, l’unité et la paix, valeurs chrétiennes et évangéliques…» Durant la messe, l’abbé Fusili a salué un héritage politique et spirituel. Même perception pour Bruno Retailleau qui veut retenir du gaullisme une image de «grandeur, d’unité et de continuité historique». «À 5 %, toute division nous serait fatale», prévient le sénateur. Un peu plus loin, Éric Ciotti oppose la force du message gaulliste à la «médiocrité politicienne actuelle», car, selon lui, toutes les crises actuelles appellent des «solutions gaulliennes». Même Aurélien Pradié est venu en Haute-Marne pour dire que la «relève de la droite» devait s’atteler à «moderniser les grandes idées du gaullisme».

Michel, adhérent LR de 77 ans, se dit rassuré en voyant toutes ces figures du parti réunies autour d’un symbole. Il tente de prendre quelques photos des candidats au pied de la Croix de Lorraine, où l’on peut lire ces mots: «En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme.» Michel veut croire en la solidité de cette belle image d’unité. «C’est bien la preuve que le Général est rassembleur! Alors n’accordons pas trop d’importance aux détails et soyons d’accord sur les valeurs fondamentales.»

À VOIR AUSSI – Présidence des Républicains: qu’en pensent les Français?

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